Après avoir gravi les échelons au sein du FUS de Rabat jusqu’à intégrer l’équipe première, Ayoub Mouloua a choisi, cet été, de franchir un nouveau cap en rejoignant Aberdeen FC. Séduit par le discours de son entraîneur, Stephen Robinson, et par un projet sportif qu’il estime adapté à son profil, l’attaquant marocain découvre un championnat dont il juge le niveau assez proche de celui de la Botola Pro. Dans un club où le regretté Hicham Zerouali a laissé une empreinte indélébile, le joueur de 24 ans entend désormais faire sa place, gagner du temps de jeu et se rapprocher de son grand objectif: porter un jour le maillot des Lions de l’Atlas.
Le360 Sport: Vous avez quitté le FUS de Rabat cet été pour rejoindre Aberdeen. Comment s’est concrétisé ce transfert?
Ayoub Mouloua: Mon transfert s’est très bien passé. Pour un joueur marocain, avoir l’opportunité de rejoindre un championnat européen représente forcément une étape importante. Je tiens à remercier mon agente pour tous les efforts fournis afin que ce transfert se concrétise, ainsi que le président du FUS, Saâd Benwahoud, pour sa compréhension.
Qu’est-ce qui vous a convaincu dans le projet d’Aberdeen et dans l’idée de découvrir le championnat écossais?
Ce qui m’a convaincu de rejoindre Aberdeen, c’est d’abord le coach. J’ai échangé avec lui et il m’a transmis beaucoup d’enthousiasme, ce qui m’a donné envie de rejoindre l’équipe. Il m’a aussi expliqué que mon style de jeu était adapté à sa tactique et à son système de jeu.
La deuxième chose, c’est la grande histoire d’Aberdeen, dans laquelle le défunt Hicham Zerouali a laissé son empreinte.
Vous êtes passé directement de la Botola Pro à la Scottish Premiership. Quelle a été la principale différence que vous avez ressentie?
Franchement, je n’ai pas vraiment ressenti de grande différence entre la Botola et la Scottish Premiership. Le championnat marocain a beaucoup évolué ces dernières années et il compte énormément de talents.
Après quelques mois en Écosse, comment jugez-vous votre adaptation à Aberdeen, aussi bien sur le terrain qu’en dehors?
La principale difficulté que j’ai rencontrée concernait surtout la langue. Au début, ça a rendu les choses un peu plus compliquées, mais aujourd’hui, tout va bien.
Vous évoluez dans un club où Hicham Zerouali a laissé une trace importante. Est-ce que son nom revient encore à Aberdeen?
Le défunt Hicham Zerouali a laissé une grande empreinte à Aberdeen. Son nom est encore très connu ici et reste important dans l’histoire du club. C’est aussi l’un des éléments qui m’ont attiré dans ce projet, parce qu’Aberdeen est un club avec une grande histoire, dans laquelle un joueur marocain comme Hicham Zerouali a laissé sa trace.
Plusieurs joueurs marocains ont évolué en Écosse, comme Marouane Zemmama, Abdessalam Benjelloun, Badr El Kaddouri ou récemment Hamza Igamane. Est-ce que leurs parcours dans ce championnat représentent quelque chose pour vous?
Le championnat écossais représente une belle étape pour un joueur marocain, pour se montrer et continuer à progresser. Les noms que vous avez cités montrent aussi que la présence des Marocains en Écosse n’est pas le fruit du hasard et que ce parcours suit une certaine logique.
Quels objectifs vous êtes-vous fixés avec Aberdeen pour cette saison?
Mon objectif est d’abord de m’imposer dans l’équipe, d’avoir le plus de temps de jeu possible et de devenir un joueur important, capable d’aider le groupe avec des buts et des passes décisives.
Sur le plan collectif, on veut se battre pour les premières places, aller le plus loin possible dans les coupes et ramener Aberdeen vers le haut du classement.
Pensez-vous que vos performances à Aberdeen peuvent, à terme, vous ouvrir la porte de la sélection nationale?
La sélection nationale est toujours dans un coin de ma tête. Comme tout joueur marocain, mon rêve est de représenter mon pays. Je vais continuer à travailler avec mon club, à progresser et à accumuler du temps de jeu. Je veux être prêt si l’opportunité se présente, afin de représenter le Maroc de la meilleure manière possible.













