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Hamdallah comme Balotelli: Why always me?

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Le buteur des Lions de l’Atlas rappelle beaucoup le taureau fou de la Squadra Azzura: même talent extraordinaire et même propension à s’attirer les ennuis!
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Cette supercoupe d’Arabie Saoudite opposant, jeudi dernier, les deux géants locaux, Al Hilal et Al Ittihad, restera dans les annales. Pas tant pour le match, pourtant riche en buts (5, dont 4 pour Al Hilal), mais pour cette scène hallucinante qui a eu lieu après le coup de sifflet final.

Hamdallah, auteur du seul but de son équipe sur pénalty, s’approche des vestiaires quand il lève les yeux vers les tribunes. Un homme en tenue traditionnelle, probablement supporter de l’équipe adverse, se saisit d’un fouet et commence à frapper le joueur. Incroyable mais vrai. Jamais, au grand jamais, les caméras de télévision n’avaient capté de telles images pour un match de football.
Ça n’a rien à voir avec le foot. Ni même avec la vie humaine, dans ce XXIème siècle.

Ce qu’on a vu, en réalité, est digne de l’antiquité romaine, que l’on connait via les films de cinéma. Et ce qui rajoute au choc, c’est que l’homme au fouet et sa victime ne sont pas sur le même niveau: le premier est à l’étage, alors que le deuxième est au sol. Comme s’ils n’appartenaient ni à la même classe, ni à la même humanité. Oui, oui, vous avez le droit de penser aux images du célèbre «Spartacus» ou de «Gladiateurs», quand César ou un noble romain s’apprête à fouetter l’un des gladiateurs pour le punir.

Cette image offre une très mauvaise publicité pour ce foot saoudien pourtant en plein essor. Elle semble nous rappeler que le foot n’est pas qu’une affaire de joueurs, mais aussi de société. Il faut que tout le monde soit au niveau, à commencer par le public et par la sécurité au stade (mais comment peut-on entrer dans un terrain de foot avec un fouet?). Le scandale ne concerne pas le seul football saoudien, mais aussi l’émirati, car le match en question a été délocalisé aux Emirats.

Et le pire, bien entendu, est pour notre Hamdallah national. L’ancien de l’OCS a non seulement été fouetté comme un mauvais gladiateur, mais il a écopé de deux matchs de suspension: c’est lui, nous dit-on, qui aurait provoqué l’homme au fouet, en lui jetant une bouteille d’eau à la face, peut-être aussi en lui proférant deux ou trois amabilités!

Comme toujours, donc, cela tombe sur Hamdallah. C’est notre Balotelli national. Les deux hommes partagent pas mal de points en commun. Comme le génial Italien, le Marocain est un éternel incompris. Comme lui, il a un talent fou mais pas la carrière qu’il aurait sans doute méritée. Comme lui, les malheurs lui tombent sur la tête sans qu’il n’y soit pour quelque chose. Ou presque!

Certes, Balotelli avait mal utilisé un feu d’artifice, qui a fini par ravager sa maison transformée en boule de feu. Petite cause, grands effets! Mais Hamdallah aussi, avec cette histoire de «fouettage» pour un mot déplacé ou un geste d’énervement.

Et comme Balotelli, Hamdallah a régulièrement été ignoré par ses différents sélectionneurs alors qu’il a toujours brillé de mille feux. Ou presque, là aussi!

Et c’est pour cela qu’on aime ces deux talents extraordinaires, victimes (un peu) d’eux-mêmes et (beaucoup) des autres. Qu’ils ne changent rien, surtout. Ils ont passé l’âge (ils sont tous les deux nés en 1990, étrange coïncidence!) où un footballeur peut encore changer.

Par Footix marocain
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