La dernière fois que les Azzurri étaient présents à la Coupe du monde, c’était en 2014, au Brésil. L’Italie, à l’époque emmenée par le technicien Cesare Prandelli, arrivait avec le traumatisme d’une précédente édition écourtée en phase de groupes.
Mais Prandelli et ses hommes revivent le même traumatisme et quittent la compétition au Brésil, là aussi au premier tour. Puis le véritable cauchemar commence pour les Azzurri: en 2018, lors de l’édition russe, l’Italie ne parvient pas à se qualifier, éliminée en barrages contre la Suède, une première depuis 1958. Puis l’équipe réitère quatre ans plus tard, au Mondial qatari, éliminée par l’inattendue Macédoine du Nord, encore une fois en barrage.
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Mais si les Italiens ont vu leurs espoirs ravivés pour l’édition 2026, jamais deux sans trois et ces espoirs ont été éteints par une équipe similaire, peu attendue, la Bosnie-Herzégovine, lors de la finale des barrages européens, disputée mardi soir à Zenica. Même si la Nazionale avait pris l’avantage dès la 15e minute, les hommes de Gennaro Gattuso se sont vus rattrapés par une Bosnie déterminée à participer à sa deuxième Coupe du monde (après 2014), qui égalise dans le dernier quart d’heure.
Et dans un scénario cauchemardesque pour l’équipe qui a remporté sa dernière Coupe du monde en 2006, l’Italie se fait éliminer aux tirs au but (4 tab à 1).
Et la presse italienne, elle, forcément, pleure l’échec de son équipe, vainqueur jusque-là de quatre titres mondiaux: «Un fiasco total», titre le média sportif Tuttosport, qui déplore des Azzurri qui, «à 11 mètres avaient eu des occasions de conclure».
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Pour La Gazzetta dello Sport, c’est «un véritable cauchemar», qui titre sur «Une nouvelle défaite historique». Le média, sur un autre article, parle d’une, «troisième apocalypse, la pire de toutes: l’élimination de l’Italie de la Coupe du monde devient la norme».
Du côté de La Repubblica, les mots ne sont pas tendres, «l’Italie sans la Coupe du monde, notre problème, c’est l’habitude de la médiocrité».
Et les responsables de l’élimination des Italiens sont déjà identifiés: La fédération italienne de football (FIGC), est pointée du doigt: «Une plaisanterie cruelle, année zéro: la FIGC est lâche. La Ligue est égoïste, et c’est ainsi que l’Italie a sombré», titre Corriere dello Sport, qui parle «d’un calvaire qui n’en finit pas», «une farce trop atroce», d’un «système que l’équipe nationale a toujours trahi».
Dans un édito, Ivan Zazzaroni, le rédacteur en chef, titre: «Italie, pas d’alibi», et parle d’un «Malheureusement, notre échec n’est pas qu’un simple revers, le troisième d’affilée: c’est la défaillance tangible d’un système. Il semble s’agir d’un échec ponctuel, mais en réalité, c’est une crise structurelle». C’est voire, «humiliant», rajoute le rédacteur en chef.
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Même son de cloche pour La Stampa, qui parle d’un «nouveau chapitre dans un système qui refuse d’admettre ses erreurs», et d’une «absence de la Coupe du monde devenue la norme, elle témoigne d’une crise sans fin.»
