Selon des sources proches du club de l’Oriental, tout a commencé de manière classique, comme lors de toutes les rencontres officielles, avec un contrôle antidopage effectué à l’issue d’un match. Les résultats ont révélé la présence d’une substance interdite dans l’organisme du joueur, le plaçant rapidement, ainsi que son club, au cœur des soupçons.
Ces mêmes sources avancent toutefois une autre version des faits, indiquant qu’il s’agirait d’un médicament banal utilisé pour traiter une allergie ou une toux. Le joueur ne se serait ni assuré de sa composition, ni rapproché du staff médical du club avant de le consommer, ce qui constitue une violation du protocole en vigueur.
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En effet, les règles imposent aux joueurs de déclarer tout traitement via la plateforme officielle et de passer obligatoirement par l’encadrement médical du club. Une procédure qui n’aurait pas été respectée dans ce cas, ouvrant la voie à des poursuites disciplinaires.
Dans la foulée, la commission compétente a décidé de suspendre provisoirement le joueur, le temps d’examiner ses explications, conformément aux procédures appliquées dans ce type de dossier. Toutefois, l’affaire ne s’est pas arrêtée là. La RS Berkane a ensuite reçu une correspondance officielle de la CAF l’autorisant à aligner le joueur lors de la double confrontation face à Al-Hilal, en quart de finale de la Ligue des Champions, tout en précisant que le club n’était pas concerné par une sanction à ce stade.
Cette décision a offert un véritable coup de boost au club, notamment à l’approche de deux rencontres décisives sur la scène continentale, conclues par une qualification historique en demi-finale, la première de son histoire, alors que le dossier restait encore ouvert.
Une fois ces deux matchs disputés, l’affaire a refait surface. Le joueur s’est présenté devant la commission et a reconnu avoir ingéré la substance interdite, un aveu qui a accéléré le prononcé de la sanction définitive, comme annoncé par la plateforme officielle compétente. De son côté, la RS Berkane maintient sa position, estimant qu’il s’agit d’une responsabilité individuelle relevant de la commission antidopage de la CAF.
Les sources citées évoquent également un précédent similaire, celui de l’international français Paul Pogba, alors joueur de la Juventus et de Manchester United, sanctionné à titre individuel sans que cela n’affecte les résultats de ses équipes ou de la sélection française.
En parallèle, Al-Hilal n’est pas resté inactif et a tenté de faire pression pour obtenir le report de la demi-finale de Ligue des Champions face à l’AS FAR, invoquant cette affaire. Une demande rejetée par la CAF, qui a maintenu la rencontre à la date prévue, alimentant davantage la polémique, notamment du côté du club soudanais qui affirme ne pas avoir été informé à temps.
Le dossier entre désormais dans une nouvelle phase, celle de l’appel. Le joueur, accompagné de ses avocats, prépare un dossier de défense complet pour contester la décision, avec la possibilité de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS) en cas d’issue défavorable devant les instances africaines.
Contactée par Le360, une source au sein de la direction de la RS Berkane a qualifié la sanction de «sévère», assurant que le joueur dispose «d’arguments solides» pour aborder la phase d’appel avec confiance. Le club affirme, de son côté, continuer à soutenir pleinement El Moussaoui, convaincu de son innocence.
