La fin de l’ère Regragui n’est pas la fin du monde!

Walid Regragui

ChroniqueA un peu plus de trois mois du Mondial, le flou entretenu à la tête de la sélection marocaine nous plonge dans une situation à la fois embarrassante et incompréhensible. Personne ne comprend plus rien.

Le 02/03/2026 à 09h23

Vu de l’extérieur, nous avons l’impression que la fin (supposée) du mandat de Walid Regragui est traitée comme un lourd secret, synonyme de fin du monde. Nous sommes face à un psychodrame qui n’a pas lieu d’être.

Depuis la fin de la CAN, aucun bilan technique n’a été rendu public, aucun point de presse n’a été organisé pour expliquer la feuille de route qui doit nous conduire au Mondial, qui approche à grands pas. Pendant ce temps, les bruits annonçant l’arrivée du sélectionneur dans tel ou tel club se multiplient, la fédération répond par des démentis laconiques et guère convaincants, et le principal intéressé reste muré dans un silence absolu…

S’agit-il d’un simple problème de communication? Il faut l’espérer et surtout il faut le régler, si problème il y a. Il n’y a aucun mal à expliquer à l’opinion publique que les dirigeants marocains sont (ou seraient) en phase de négociation, ou de réflexion. Regragui a bouclé un cycle de quatre ans avec un mondial et deux CAN. Son bilan est remarquable et il mérite de sortir par la grande porte, même s’il n’a rien gagné. Personne ne croit plus à son maintien, surtout après ces silences injustifiés qui ont plombé l’atmosphère autour de la sélection marocaine.

Les premiers matchs de préparation pointent déjà à l’horizon. Il n’y en aura pas beaucoup. Avant d’affronter l’Equateur et le Paraguay, il faut que cette question du choix du (futur) sélectionneur soit réglée.

Si les dirigeants du football marocain sont encore en phase de réflexion (sur le choix du coach et/ou sur la durée du contrat), il n’y a aucun mal à partager cette réflexion. Le pire, c’est de laisser planer le flou, porteur de doute et d’inquiétude.

L’option Sektioui a du sens puisqu’il a déjà fait ses preuves au niveau international, que ce soit en club (Berkane) ou en sélection (CHAN, J.O, etc.). Sektiou représente une transition tranquille et consensuelle.

L’option Ouahbi aussi a du sens, même si elle représente une autre philosophie. Nous parlons ici d’un profil de formateur qui a fait un passage remarqué à Anderlecht et à la tête des U20. C’est aussi un binational qui pourrait établir un contact facile avec les cadres des Lions de l’Atlas.

Même l’option d’une courte mission avant de faire le point après le Mondial, ce qui engage la possibilité de s’engager plus tard avec un grand nom du football international, n’est pas dénuée de sens, non plus. Surtout si elle s’accompagne d’un changement à la tête de la direction technique.

Toutes ces pistes se valent. Quelle que soit l’option retenue, elle mérite d’être expliquée et soutenue. Mais elle doit être rapidement communiquée pour mettre fin aux spéculations.

Par Footix marocain
Le 02/03/2026 à 09h23