C’est Le360 Sport qui a annoncé, ce mardi 24 février, que Walid Regragui n’est plus le sélectionneur des Lions de l’Atlas. Selon plusieurs sources concordantes, le technicien marocain et la Fédération royale marocaine de football (FRMF) se seraient accordés sur une séparation à l’amiable.
L’information a rapidement fait le tour des rédactions et des réseaux sociaux, tant l’avenir du demi-finaliste de la Coupe du monde 2022 suscite débats et spéculations.
Dans la foulée, la FRMF a publié un communiqué laconique pour nier toute rupture: elle y affirme démentir «les informations concernant sa séparation avec l’entraîneur». Juridiquement et contractuellement, l’homme de 50 ans demeure donc en poste à l’instant T. Sur le plan strictement légal, la Fédération dit vrai.
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Mais dans le football moderne, le temps administratif ne coïncide pas toujours avec le temps décisionnel. Un communiqué photographie une situation contractuelle; il ne dit rien des discussions en cours ni des décisions déjà entérinées en interne. Selon les mêmes sources, la tendance reste claire: Walid Regragui ne devrait plus être à la tête de la sélection.
Pourquoi ce décalage? Parce qu’une institution ne communique jamais une fin avant d’en avoir réglé tous les contours. Modalités de sortie, calendrier d’annonce, choix du successeur et stratégie médiatique: chaque étape est calibrée. Les signatures précèdent toujours l’officialisation.
En parallèle, les manœuvres pour l’après-Regragui auraient déjà débuté. Plusieurs profils auraient été sondés. Parmi eux, l’ancien international espagnol et ex-entraîneur du FC Barcelone, Xavi Hernandez, un nom évoqué par des médias étrangers comme Marca et le New York Times. D’autres sources parlent d’une option locale avec Tarik Sektioui, possiblement épaulé par Mohamed Ouhabi.
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Le démenti laconique de la Fédération rappelle des précédents. La FRMF avait déjà démenti des départs avant leur annonce officielle, notamment pour Badou Zaki, Hervé Renard ou Vahid Halilhodzic. À chaque fois, la communication institutionnelle avait précédé de peu la confirmation formelle de la séparation.
Aujourd’hui, la Fédération affirme que Walid Regragui est toujours sélectionneur. C’est exact juridiquement. Mais les signaux convergent vers une fin de cycle imminente. Entre vérité contractuelle et réalité sportive, la nuance est parfois très fine. Et dans ce dossier, l’officialisation semble désormais n’être qu’une question de timing.




