Depuis qu’il a pris sa retraite internationale, il y a quelques semaines, l’ex-capitaine des Lions de l’Atlas Romain Saïss n’hésite pas à livrer son regard sur certains points.
Dernièrement, il s’était exprimé sur la réaction des joueurs après la panenka ratée de Brahim Diaz en finale de la CAN 2025 contre le Sénégal.
Cette fois, c’est sur l’impact du soutien populaire et médiatique durant la compétition que le défenseur s’est exprimé.
Interrogé sur RMC dans l’émission Rothen s’enflamme, il a d’abord tenu à adresser un message aux supporters marocains, alors que la sélection entame une nouvelle ère avec Mohamed Ouahbi sur le banc, après le départ de Walid Regragui : «Les remercier parce qu’ils ont été malgré tout toujours derrière nous et leur dire qu’il faut être derrière l’équipe avec eux. Il y a un nouveau coach, un nouveau staff qui va arriver, il y aura peut-être aussi des nouveaux joueurs. Donc il faut continuer à être derrière l’équipe et surtout, une fois la compétition démarrée, il faut être à fond derrière l’équipe».
Comme un message à lire entre les lignes, l’ancien Lion poursuit directement: «C’est un peu le regret qu’on a peut-être eu sur la Coupe d’Afrique, où à un moment donné, quand la compétition a commencé, on n’a pas senti forcément, je ne parle pas de tout le monde, mais d’une partie peut-être du public, de la presse, cette union sacrée derrière un but commun».
Il nuance toutefois son propos en rappelant que la critique fait partie du football: «Donc légitimement, ils attendent encore quelque chose de mieux en termes de résultats. Mais le problème c’est que, tu sais la critique ça fait partie du foot, c’est comme ça, ça sera pareil dans 10 ans, dans 20 ans. Mais le problème c’est que tu peux critiquer moi, il n’y a pas de soucis, tu peux critiquer le coach, tu peux me critiquer, tu peux critiquer les joueurs, la façon de jouer, ce que tu veux. Mais le problème c’est qu’après, une fois que la compétition commence, tu ne peux plus rien changer, tu ne peux plus revenir en arrière. Donc la seule chose à faire et que tu dois faire, c’est d’être à fond, d’être derrière ton équipe et d’être positif».
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Le défenseur se souvient notamment de moments compliqués au début du tournoi, «parce que les deux premiers matchs, tu te fais siffler. C’est le début de la compétition, c’est dingue. Tu te fais siffler et tu entends des choses sur le coach, sur l’équipe, qui ne sont pas agréables. Donc quand tu rentres dans ta compétition, en plus chez toi, ça a été compliqué».
Saïss conclut en insistant sur le rôle déterminant du public dans les grandes performances de la sélection: «Donc ça pour moi c’est très important, parce qu’à chaque fois qu’on a fait des grands résultats, c’est parce qu’il y a une union sacrée derrière et que notre public a été à fond derrière nous. Parce que je peux te dire, si t’as pas le public qu’on a eu à la Coupe du Monde, on fait jamais ce qu’on a fait. Parce que quand tu cours pendant 120 minutes derrière le ballon contre l’Espagne par exemple, si tu les entends pas tout le long et que tu les vois pas crier, tu les vois pas à chaque tacle, à chaque action se lever t’encourager, tu vas peut-être pas en quart de finale, c’est la vérité».

