L’homme d’affaires canadien a fait savoir qu’il préfère briguer un nouveau mandat comme président de l’instance du football pour l’Amérique du Nord, l’Amérique centrale et les Caraïbes (Concacaf), selon ESPN, la BBC ou encore The Guardian, qui citent des sources anonymes.
Le nom de ce proche d’Aleksander Ceferin, le patron de l’UEFA, avait été avancé comme principal candidat pour faire face à Gianni Infantino en mars 2027, ce dernier étant à la tête de la FIFA depuis dix ans et ayant suscité une levée de boucliers avec son projet avorté de création d’une société commerciale ouvrant la Coupe du monde à des investisseurs privés.
Enfant d’immigrés italiens comme Infantino, Victor Montagliani a longtemps été considéré comme un allié du patron de la FIFA avant de prendre ses distances.
Avec sa décision de ne pas se présenter, il laisse Infantino en très bonne posture pour sa réélection: aucun adversaire de poids ne se dessine pour l’empêcher de décrocher un quatrième mandat malgré l’opposition résolue de l’UEFA, de la Concacaf et de la fédération Asiatique AFC.
À ce jour, seul l’ancien défenseur de Tottenham Ramon Vega a annoncé son intention de se présenter. Le temps presse: la date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 18 novembre.
Président de la Concacaf depuis 2016, Victor Montagliani a contribué à stabiliser cette confédération après que ses deux prédécesseurs ont été emportés par des scandales de corruption.
Il est également l’un des huit vice-présidents de la FIFA et a été nommé en septembre 2017 président du Conseil d’administration de FIFA Ticketing AG, la filiale gérant la vente des billets de la Coupe du monde.
«C’est notre candidat idéal. Il coche toutes les cases. Il peut séduire pas mal de monde. Il a fait beaucoup pour le développement du foot féminin notamment», avait confié il y a plusieurs semaines à l’AFP une source proche de l’UEFA.
