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Zamalek, le plus marocain des clubs égyptiens

Achraf Bencharki (à gauche) et Mohamed Ounajem (à droite). © Copyright : DR
Opposé au Raja, ce dimanche, en match aller des demi-finales de la Ligue des Champions, le Zamalek est le club le plus marocain du championnat égyptien. Détails.
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Le Zamalek, adversaire du Raja en demi-finale de la Ligue des Champions, s’est forgé une sacrée réputation de club de Marocains. C’est aujourd’hui l’équipe la plus rouge et verte du championnat égyptien.

Hamid Ahaddad, le pionnier en la matière
Il a été le premier à ouvrir le bal en quittant son DHJ, après deux saisons, en juin 2018 pour quatre ans contre 14 millions de dirhams. Les choses ont été très difficiles au début puisqu’il n'a joué que 22 minutes en trois mois pour le Zamalek, barré par le trio Kabongo Kasongo, Omar El Said et Mahmoud Kahraba.

Lors de l’ensemble de la saison 2018-2019, il a joué 23 matchs et marqué un seul et unique but. Son prêt, fin juin 2019, au Raja de Casablanca le délivrera réellement.

29 matchs joués, 8 buts inscrits…l’ancien Jdidis a offert même le derby aux Verts, le 22 décembre. Mais le Zamalek a fixé son option d’achat à 9 millions de dirhams, une somme trop onéreuse pour les Casablancais au sortir d’une crise financière aigue.

L’attaquant devrait donc retrouver le Zamalek, bientôt, et se donner une chance sous les ordres du nouveau coach, le Portugais Jaime Pacheco. 

Khalid Boutaïb, une greffe qui n’a pas bien prise
Janvier 2019, Boutaïb rejoint le Zamalek pour une durée de trois ans et demie, en provenance du club turc de Malatyaspor, contre une somme de 1,5 million d’euros. Il passera, en tout, un an au Zamalek, jouera 24 matchs (5 buts et 1 passe décisive), et ne sera pas à la hauteur des attentes.

Boutaïb touchait un salaire annuel de 1,29 million d'euros brut au Zamalek, en plus d'une indemnité de 1700 euros mensuels pour couvrir ses frais de logement et la location d'un véhicule.

Plainte à la FIFA, sorties improbables du président Mortada Mansour, contrat qui fuite mystérieusement…la séparation ne s’est pas fait à l’amiable entre l’avant-centre et le club nord-africain. Depuis, il a rejoint Le Havre en Ligue 2.

Achraf Bencharki, le petit prince
Il est tout simplement le joueur marocain qui a connu le plus de succès du côté du Zamalek et de loin le plus populaire.

Mi-juillet 2019, Achraf Bencharki est arrivé au Zamalek pour 3 ans contre 7 millions de dirhams, sortant de deux expériences mitigées en Arabie saoudite (3 buts et 2 passes décisives en 13 matchs avec Al Hilal) et en France (3 buts et 1 passe décisive en 24 matchs au RC Lens où il était en prêt).

Mais au Zamalek, il est devenu rapidement un porte-drapeau de la génération Patrice Carteron. 12 buts et 8 passes décisives en 35 matchs et surtout trois titres: la Supercoupe d'Égypte, la Supercoupe de la CAF et la coupe d'Égypte, remportées en moins de 6 mois d’intervalle.

Ce succès fulgurant lui a permis de retrouver l’équipe nationale après plusieurs années d’absence. Il est notamment entré en jeu, le 9 octobre lors de la victoire contre le Sénégal (3-1, 22 minutes), et pas plus tard que mardi dernier, face à la RDC (1-1, 27 minutes).

Mohamed Ounajem, dans l’ombre de Bencharki
Ils sont arrivés en même temps, ont remporté les mêmes titres, leurs destins semblent liés. Mohamed Ounajem est arrivé du Wydad contre la somme de 15 millions de dirhams et le prêt de Kabongo Kasongo aux Rouges. Il a alors signé pour une durée de 3 ans.

3 buts et 7 passes décisives en 38 apparitions, voici le bilan actuel de Mohamed Ounajem, qui se voit souvent réduit au rôle de doublure sous le Serbe Micho Sredojevic et le Français Patrice Cateron. Le Portugais Jaime Pacheco semble plus habilité à lui donner sa chance.

La bonne entente et la complicité apparente d’Ounajem avec Achraf Bencharki joue en sa faveur. Le tandem fait fureur en Égypte. Il a notamment vaincu Al Ahly (lors de la phase retour, 3-1, le 22 août) et Pyramids (à l’aller comme au retour, 2-0 , le 12 décembre, puis 0-2 le 3 septembre), les deux autres géants du championnat local.

La paire Bencharki-Ounajem, tombeuse d’Al Ahly en 2017 avec le Wydad, aura-t-elle le dernier mot contre le Raja en demi-finale de la LDC (18-24 octobre)?

Par Oumeïma Er-rafay
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