Le président de la Fédération espagnole de football (RFEF), Rafael Louzán, a évoqué la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 pour appuyer son discours sur l’accueil de la finale de la Coupe du monde 2030.
Une prise de parole loin d’être neutre, alors que l’Espagne, le Portugal et le Maroc sont engagés dans une co-organisation. Revenant sur les incidents survenus lors de la finale de la CAN, le président de la RFEF a estimé que certaines scènes «nuisent à l’image du football mondial», avant d’affirmer que «la finale du Mondial 2030 se jouera ici, en Espagne».
Une déclaration qui dépasse le cadre du simple constat pour s’apparenter à une tentative d’ériger l’Espagne en référence organisationnelle, au détriment d’une compétition africaine volontairement réduite à ses seuls moments de tension.
À l’inverse, le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a adopté un discours nettement plus mesuré sur ce dossier. Dans un entretien accordé à la chaîne nationale Al Aoula en juillet dernier, le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) a rappelé qu’«aucune décision n’a été prise à ce jour concernant la répartition des matchs», précisant que ces choix relèvent exclusivement des discussions entre les trois pays co-organisateurs et la FIFA.
Loin de toute tentative d’influence, ce positionnement souligne la volonté du Royaume d’aborder la co-organisation du Mondial 2030 dans un esprit de coopération. Cette divergence de ton résume, à elle seule, deux approches opposées du dossier.
D’un côté, une communication espagnole fondée sur la pression, les comparaisons orientées et les déclarations unilatérales ; de l’autre, un discours marocain factuel, fidèle à une ligne consistant à laisser les instances compétentes trancher, loin des stratégies d’influence ou de mise en scène politique.
Pour rappel, le stade Hassan II, avec une capacité annoncée de 115.000 spectateurs, est l’infrastructure que le Royaume met en avant pour accueillir l’affiche ultime du Mondial 2030. Une candidature assumée, en concurrence directe avec le Santiago Bernabéu, stade emblématique du Real Madrid et choix privilégié des autorités espagnoles.













