Achraf Hakimi renvoyé en procès pour viol présumé

Achraf Hakimi

Le parquet de Nanterre a ordonné le renvoi d’Achraf Hakimi devant la cour criminelle pour des faits présumés de viol remontant à février 2023. Le Lion de l’Atlas conteste catégoriquement les accusations et assure aborder cette nouvelle étape judiciaire avec calme, dans l’attente de la décision de la justice.

Le 24/02/2026 à 11h15

Le capitaine des Lions de l’Atlas et joueur du PSG Achraf Hakimi est renvoyé en procès pour des faits présumés remontant à février 2023. Mardi, l’AFP confirmait l’information auprès du parquet de Nanterre et de l’avocate du joueur. De son côté, le latéral du Paris Saint-Germain a réagi publiquement, dénonçant une accusation qu’il conteste fermement. «Aujourd’hui, une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse», a-t-il écrit sur ses réseaux sociaux, affirmant attendre sereinement l’audience afin que «la vérité éclate publiquement».

En septembre dernier, dans un entretien accordé à l’émission Clique sur Canal+, Achraf Hakimi s’était exprimé sans détour sur l’impact personnel de cette affaire. «C’est le pire qui me soit arrivé. Jamais on ne m’avait causé un tel préjudice», avait-il confié, évoquant la douleur ressentie face à la répétition d’accusations qu’il juge mensongères.

Le défenseur marocain insistait particulièrement sur les conséquences familiales. «Mes enfants ne savent pas encore lire, mais un jour, ils verront tout ça. Et pour moi, c’est terrible», expliquait-il, décrivant une «blessure profonde» liée à l’atteinte portée à son nom et à celui de ses proches.

Hakimi affirme avoir coopéré pleinement avec les enquêteurs. «J’ai toujours été à la disposition de la police, j’ai même demandé à leur parler. Ils ont mon ADN. Grâce au travail de la police, de bonnes avancées ont été faites. Aujourd’hui, j’ai l’esprit tranquille», assure-t-il.

Des échanges révélés au cours de l’instruction

Parallèlement, de nouveaux éléments révélés par la média sportif français L’Équipe, le 1er août 2025, ont mis en lumière des messages retrouvés dans le téléphone de la plaignante. Ces échanges, adressés à une amie peu avant les faits, laissent apparaître un ton léger et des propos ambiguës, évoquant notamment l’idée «d’aller le dépouiller» ou d’adopter un «mode femme fatale». Des propos troublants, renforcés par l’échange suivant: «On est des meufs de la cailler», écrit-elle, en référence au mot espagnol calle (la rue).

Ces éléments, versés au dossier d’instruction, alimentent la stratégie de la défense, qui y voit des contradictions avec la version initialement communiquée aux enquêteurs. Lors de son audition, la plaignante aurait reconnu ne pas avoir clairement exprimé son refus à un moment donné, tout en décrivant un malaise face à la situation.

Du côté de la défense, le ton est ferme. Le 1er août 2025, Me Fanny Colin, avocate de l’international marocain, a qualifié, dans une déclaration exclusive au 360 Sport, les réquisitions du parquet «d’incompréhensibles et insensées», estimant que les expertises psychologiques soulignent des incohérences dans les déclarations de la plaignante.

Par Adil Azeroual
Le 24/02/2026 à 11h15