Accusations visant le Maroc: Patrice Motsepe justifie son silence et défend la CAF

Fouzi Lekjaa (FRMF) aux côtés de Patrice Motsepe (CAF) et son secrétaire général intérimaire Samson Adamu, lors d'une conférence de presse à Maâmora.

VidéoPatrice Motsepe, président de la CAF, a tenu une conférence de presse ce jeudi 9 avril au Complexe Mohammed VI de Maâmora, aux côtés de son SG intérimaire, Samson Adamu, et de Fouzi Lekjaa, président de la FRMF. Lors de son intervention, le dirigeant sud-africain a tenu un discours d’apaisement à l’égard du Maroc et du Sénégal, qu’il avait visités la veille. Il a également défendu la crédibilité de son institution, tout en expliquant que les exigences liées à sa fonction l’empêchent de se prononcer davantage, notamment face aux graves accusations visant le Maroc après la CAN 2025.

Le 09/04/2026 à 20h41

Selon les propos du président de la CAF, Patrice Motsepe, lors de sa conférence de presse tenue ce jeudi à Maâmora, le Maroc a organisé «la plus belle Coupe d’Afrique des Nations». Une organisation qu’il a jugée exemplaire, tant sur le plan logistique que sur ceux de l’accueil et des infrastructures.

Mais cette même CAN a également suscité de nombreuses critiques, voire un véritable lynchage, certains accusant le Maroc d’avoir été favorisé en tant que pays hôte.

Interrogé sur son silence face aux accusations visant le Royaume, Patrice Motsepe a répondu: «Les gens portent toutes sortes d’accusations fausses et infondées. Nous faisons des déclarations pour corriger cela, mais ces accusations continuent malgré tout. C’est ce que je dis: j’en ai assez. Je ne vais pas continuer à perdre mon temps à répondre sans cesse à des accusations fausses et infondées qui se répètent en permanence».

Autre silence pointé du doigt: celui du président après la décision du Jury d’appel, qui a sacré le Maroc champion d’Afrique 2025 sur tapis vert, au détriment du Sénégal. À ce sujet, Patrice Motsepe explique: «En vertu des règlements, je dois attendre. Nous devons attendre de recevoir un avis juridique, car nous avons le devoir de protéger l’intégrité et la réputation des 54 nations du continent africain, ainsi que celle de la CAF elle-même».

Motsepe poursuit: «Conformément aux conseils juridiques reçus, nous devons désormais respecter la décision qui sera rendue par le TAS. La recommandation est claire: nous ne devons pas faire de déclarations». Il ajoute: «J’ai déjà tenu deux conférences de presse importantes comme celle-ci, au cours desquelles nous avons dit beaucoup de choses. Je respecte l’indépendance des médias: vous êtes libres de formuler les commentaires et les critiques que vous jugez appropriés».

Enfin, il rappelle que sa mission est de «veiller à ce que nous agissions dans le respect du droit et de l’éthique», et de «préserver l’intégrité et le respect de la CAF, ainsi que du football africain».

Par Magda Soltani et Said Bouchrit
Le 09/04/2026 à 20h41