Dans un communiqué publié ce jeudi 26 mars, le Club des Avocats au Maroc a pris position après la sortie médiatique de la Fédération sénégalaise de football (FSF). L’organisation marocaine estime que cette conférence de presse a été marquée par un manque de fond juridique, pointant des déclarations jugées excessives et éloignées du cadre du droit.
Le Club n’a pas caché sa surprise face au ton employé: «Le Club des Avocats au Maroc a suivi avec une stupéfaction teintée d’amertume la conférence de presse tenue ce matin par le président de la Fédération sénégalaise de football, assisté de son collège de conseils. À l’évidence, le droit a été le grand absent de cette intervention médiatique».
Il a d’abord dénoncé des propos jugés excessifs du président sénégalais: «Fidèle à ses maladresses verbales, le président de la FSF a utilisé un langage médiéval ainsi qu’un lexique belliqueux et infamant, allant jusqu’à qualifier un recours devant le TAS de “croisade morale et juridique”, évoquant également un prétendu “braquage administratif”».
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«La décision du Jury d’Appel ne sort pas du néant ; elle constitue une création jurisprudentielle salvatrice venant combler une lacune textuelle concernant l’abandon de terrain, marquant ainsi la fin de l’ère de la “voyoucratie sportive” sur les pelouses africaines», le Club a insisté sur la portée juridique de la décision rendue
Concernant les accusations évoquées lors de la conférence, le communiqué rappelle le cadre légal: «Le Club rejette fermement les accusations de “chantage politique”, rappelant que nul n’est au-dessus des lois et que la justice marocaine, indépendante, traite les délits de droit commun avec rigueur».
«Les références avancées par les conseils de la FSF, notamment à des éléments sans lien avec le litige sportif, traduisent une absence d’arguments techniques sérieux», a-t-il ajouté.
Enfin, le Club a conclut en répondant à certaines formules employées: «L’affirmation selon laquelle le Maroc serait un “champion sans championnat” confine au ridicule et constitue, paradoxalement, une reconnaissance implicite de sa victoire juridique et institutionnelle».
Pour rappel, la Commission d’appel de la CAF a statué à la suite d’un recours introduit par la FRMF, portant sur l’application des articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations.
Le 18 janvier, jour de la finale, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pendant 16 minutes, sur instruction de leur sélectionneur Pape Thiaw, pour protester contre une décision arbitrale accordant un penalty au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période.
Le Sénégal avait initialement remporté la CAN 2025 grâce à un but de Pape Gueye inscrit à la 94e minute, avant que la décision finale du 17 mars ne renverse l’issue du match.




