CAN 2025: le Sénégal persiste et signe avec une nouvelle exhibition du trophée

Le musicien sénégalais Youssou N'Dour (au centre) tient le trophée de la CAN tandis que les joueurs du Sénégal se rassemblent autour de lui avant le match amical contre le Pérou, au Stade de France, le 28 mars 2026.. AFP or licensors

Après le Stade de France, le Sénégal a annoncé qu’il présenterait le trophée de la CAN 2025 ce mardi 31 mars, à domicile, en marge du match face à la Gambie, persistant ainsi dans sa défiance envers la CAF.

Le 31/03/2026 à 11h23

L’équipe du Sénégal poursuit son auto-couronnement. Après avoir exhibé le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 avec ses supporters au Stade de France, samedi dernier, lors d’un match amical face au Pérou, la sélection dirigée par Pape Thiaw s’apprête à rééditer la scène, cette fois à domicile, à l’occasion de sa rencontre contre la Gambie, prévue ce mardi après-midi au stade Abdoulaye-Wade de Diamniadio.

Pour cette rencontre, la Fédération sénégalaise a même prévu un dispositif festif avec plusieurs artistes, dans une mise en scène qui s’apparente à une nouvelle célébration… sans fondement officiel.

Un geste qui s’inscrit dans la continuité d’une posture de défiance vis-à-vis de la décision du jury d’appel de la CAF, lequel avait pourtant tranché en faveur du Maroc, sacré sur tapis vert il y a quelques semaines, au détriment de son homologue sénégalais.

Certes, la Fédération sénégalaise de football (FSF) a saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) pour contester ce verdict. Mais en l’état actuel, le Maroc demeure officiellement champion d’Afrique 2025, et ce jusqu’à une éventuelle décision contraire de l’instance basée à Lausanne. Une procédure encore en cours, et dont l’issue n’est pas attendue à court terme, comme l’avait d’ailleurs reconnu le collectif d’avocats sénégalais.

Le Sénégal semble s’entêter dans une logique en dehors du cadre réglementaire, tant l’appel introduit devant le Tribunal arbitral du sport ne prévoit pas d’effet suspensif du titre, selon l’article R48 du Code du TAS. Autrement dit, la procédure engagée par la FSF ne bloque pas l’exécution de la décision de la CAF (de sacrer le Maroc) comme nous l’avait rappelé l’avocat spécialisé en droit du sport, Maître Renaud Duchêne.

Le Club des Avocats au Maroc avait par ailleurs noté, lors de l’exhibition du trophée au Stade de France, que cela engageait «leur responsabilité directe» et pouvait donc donner lieu à des poursuites en dommages-intérêts, sur le fondement de l’article 1240 du Code civil relatif à la responsabilité délictuelle.

Par La Rédaction
Le 31/03/2026 à 11h23