Ce grand souhait et cette une grande ambition doivent encore attendre avant de s’accomplir. La plus prestigieuse compétition africaine, fâchée avec les Lions de l’Atlas depuis le sacre des coéquipiers d’Ahmed Faras en 1976 en Éthiopie, n’a pas tendu ses bras aux coéquipiers d’Achraf Hakimi. Hélas, au final, la joie n’était pas de mise.
Ce désormais mémorable dimanche 18 juillet, à l’occasion de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal, le Complexe Moulay Abdellah de Rabat était en feu, avec des gradins complètement remplis et des supporters enflammés et tout acquis à la cause des Lions de l’Atlas.
Senegal players celebrate with the trophy after winning the Africa Cup of Nations (CAN) final football match against Morocco at the Prince Moulay Abdellah Stadium in Rabat on January 18, 2026. (Photo by Paul ELLIS / AFP). AFP
Pour cette rencontre qu’on savait très difficile, le sélectionneur national n’a naturellement opéré aucun changement dans son effectif aligné dès le départ lors des matchs à élimination directe. Côté sénégalais, l’attaquant Krépin Diatta, forfait de dernière minute, a été remplacé par le latéral droit Antoine Mendy. Le capitaine Kalidou Koulibaly et Habib Diarra manquaient également à l’appel pour cumul de cartons.
La rencontre a démarré sur les chapeaux de roue, avec des duels extrêmement intenses et tendus. Nettement supérieurs physiquement, les Lions de la Teranga ont pris le contrôle dès le coup d’envoi. Ils étaient très proches de scorer à deux reprises par le biais de Pape Gueye (6e) et (31e), mais Yassine Bounou s’est une nouvelle fois mué en sauveur.
Avec un taux de possession de balle inférieur, les Lions de l’Atlas peinaient à trouver leurs marques. Leur seule occasion franche est à mettre à l’actif de Nayef Aguerd sur un superbe centre de Abde Ezzalzouli, mais sa reprise de la tête passe finalement juste à côté.
Diaz rate le coche
De retour des vestiaires, les hommes de Regragui se sont montrés mieux organisés, plus entreprenants et plus dangereux. Ils obtiennent une nette occasion d’ouvrir la marque sur un très beau centre d’El Khannouss dans la surface pour El Kaabi qui manque de quelques centimètres le cadre.
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Alors que le coach sénégalais a procédé à d’importants changements, Walid Regragui a mis du temps pour insuffler un nouveau souffle à son équipe. C’est à la 80e minute qu’il lance Oussama Targhalline et Youssef En-Neysri à la place d’El Khannouss et El Kaabi.
Par la suite, Adam Masina et Ismaël Saibari cèdent leur place à Jawad El Yamiq et Anass Salah-Eddine. Le match gagnait de plus en plus en intensité et les nerfs craquaient surtout chez les Lions de la Teranga. Le penalty sifflé en faveur du Maroc à la suite d’une faute flagrante sur Brahim Diaz dans la surface a mis le coach sénégalais hors de lui, demandant aux siens de quitter la pelouse.
Après une interruption de plusieurs minutes et le fair-play de Sadio Mané qui a fait revenir sur le terrain ses coéquipiers après avoir quitté le terrain, le match a repris. Brahim Diaz se charge alors d’exécuter le penalty, sans succès.
Le Sénégal était meilleur
Le temps réglementaire s’étant soldé par un nul (0-0), les deux équipes ont eu recours aux prolongations qui ont également démarré en trombe. Et c’est sur un ratage d’El Aynaoui en milieu de terrain que les Sénégalais mènent un contre dangereux parfaitement conclu par Pape Gueye qui crucifie Bounou (94e).
Alors Brahim Diaz est remplacé par Ilias Akhomach, les coéquipiers de Hakimi semblaient déstabilisés par le but encaissé contre le courant du jeu et multipliaient les erreurs. Ils ont cependant d’importantes occasions pour revenir au score, mais ils ont buté sur une défense soudée et un gardien inspiré. De même qu’ils auraient pu encaisser d’autres buts s’il n’y avait le grand Bounou.
Après des débats intenses entre les deux protagonistes, le match s’est soldé finalement par la victoire des Lions de la Teranga. Ces derniers, force est de le reconnaître en toute honnêteté, étaient les meilleurs sur le terrain et n’ont pas volé leur victoire.
Une énorme déception
Alors que des millions de Marocains dans les quatre coins du Royaume et ailleurs s’étaient préparés pour la fête, croyant dur comme fer à une victoire des Lions de l’Atlas, ce revers tombe comme un couperet.
L’occasion aujourd’hui n’est pas de juger, de faire le procès de quiconque. Comme, par exemple, s’interroger sur la pertinence de maintenir Neil El Aynaoui alors qu’il est très amoindri par une grave blessure et ne pas prévoir les soucis de Hamza Igamane.
En tout cas, cette génération dorée qui méritait de couronner son remarquable parcours depuis la Coupe du monde Qatar-2022 et qui assiste en pleurs à la remise du trophée qui lui a filé entre les doigts, devrait se ressaisir incessamment pour les prochains rendez-vous. Ce n’est que partie remise. Et c’est après tout cela le foot.




























