Entretien avec Akon: la star internationale de la chanson se confie sur Maroc-Sénégal, l’amitié entre les deux pays et l’organisation de la CAN 2025

Akon

VidéoAkon, star internationale de la chanson, est au Maroc pour suivre le Sénégal, son pays d’origine. Le360 Sport a échangé avec lui autour de la grande finale entre les Lions de l’Atlas et les Lions de la Teranga, de l’influence du Royaume dans le développement du football africain, et bien plus encore.

Le 16/01/2026 à 12h36

«Ça va être une finale douce-amère», confie Akon, sourire au coin. La star internationale de la musique, plusieurs fois nommée aux Grammy Awards, sait que l’affiche Maroc-Sénégal, aura forcément une saveur particulière.

«Au Sénégal, on aime beaucoup le Maroc. Vous êtes comme une famille pour nous. Ça ferait mal de vous battre… mais si on perd, on sera quand même heureux, parce qu’au moins l’un de nous ramènera le trophée à la maison», glisse-t-il avec sincérité.

Et il n’a pas tort. Peuples frères, mais aussi chacun détenteur d’un titre continental, le Maroc sacré en 1976, le Sénégal plus récemment en 2021. Et ce dimanche 18 janvier, les deux nations devront, le temps d’une finale, mettre l’amitié de côté.

Présent au Maroc depuis plusieurs jours pour soutenir les Lions de la Teranga, le chanteur s’est aussi montré très élogieux à l’égard de l’organisation du tournoi, ne cachant pas son admiration pour les infrastructures marocaines: «Les stades sont fous, ils sont magnifiques. Honnêtement, on peut dire que vous êtes désormais prêts pour accueillir une Coupe du monde», assure-t-il.

Il poursuit: «La manière dont vous avez organisé la CAN, tout était très proche. Le voyage en train entre Tanger et Rabat était simple. J’ai vraiment beaucoup apprécié.»

Plus largement, Akon voit le Maroc comme un véritable modèle pour le continent africain: «Le Maroc a toujours montré la voie vers l’avenir de l’Afrique. En termes de développement, le Royaume a été déterminant pour fixer les standards de ce que l’Afrique devrait être et représenter.»

Et au moment d’évoquer la finale, l’artiste assume pleinement ce tiraillement entre le cœur et la raison: «Une finale douce-amère… amère et douce à la fois, mais surtout douce et amère», lance-t-il en riant.

Akon conclut, avec le sourire mais beaucoup de conviction: «Je pense qu’on aime le Maroc et qu’on peut accepter un match serré… mais honnêtement, je pense qu’on va gagner.»

Par Magda Soltani et Oumeïma Er-rafay
Le 16/01/2026 à 12h36