Exclu360. «Nous nous en tenons au calendrier de la CAF»: le président de la Fédération kényane de football rassure sur la tenue de la CAN en juin 2027

Montage de Hussein Mohammed, président de la Fédération kényane de football, et le stade Kasarani, à Nairobi, qui figure parmi les enceintes retenues pour la CAN 2027.

Malgré les rumeurs d’un éventuel report, la CAN 2027 reste programmée en juin prochain au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Dans un entretien exclusif accordé à Le360 Sport, Hussein Mohammed, président de la Fédération kényane de football, réaffirme la détermination de son pays à respecter le calendrier et assure que les préparatifs se poursuivent «jour et nuit» pour accueillir cette compétition, qui sera organisée conjointement par trois pays, une première dans l’histoire du tournoi.

Le 19/10/2026 à 14h34

Après le succès de la dernière édition, la Coupe d’Afrique des nations 2027 se tiendra pour la première fois dans trois pays: le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. Placée sous le signe de l’unité, avec le slogan «Pamoja», qui signifie «ensemble» en swahili, la compétition adoptera un format inédit en Afrique de l’Est. À travers cette organisation tripartite, la CAF entend donner une nouvelle dimension au tournoi.

La compétition, prévue du samedi 19 juin au samedi 17 juillet 2027, n’a toutefois pas échappé aux interrogations. Depuis plusieurs semaines, l’avancement des travaux de rénovation dans les trois pays hôtes alimente les spéculations, certains évoquant des retards, voire un report de la CAN à l’hiver 2028.

Face aux interrogations sur le calendrier, le président de la Fédération kényane de football, Hussein Mohammed, maintient le cap: «Non, en ce qui me concerne, nous nous en tenons au calendrier de la CAF, qui prévoit une CAN au mois de juin», assure-t-il. Le dirigeant insiste également sur la mobilisation totale de son pays: «Le Kenya travaille jour et nuit. Nous sommes très confiants quant à notre capacité à être prêts dans les délais».

Au sujet des préparatifs et des deux stades retenus pour la compétition, il explique que les travaux «sont en cours. Nous utiliserons les deux stades principaux: le stade Kasarani, qui est toujours en rénovation, et le stade international Raila Odinga, qui a été construit pour l’occasion».

Pour préparer la CAN 2027, le Kenya compte notamment tirer les enseignements de la dernière édition, organisée au Maroc l’hiver dernier: «C’est avant tout la qualité des infrastructures. Mais au-delà de cela, il y a aussi l’hospitalité de la population, les compétences organisationnelles, l’efficacité des transports et les fan-zones», souligne Hussein Mohammed.

Cette volonté de s’inspirer du modèle marocain s’est concrétisée par plusieurs visites de délégations kényanes dans le Royaume: «Nous voulions nous inspirer de son expérience et étudier surtout le développement des infrastructures footballistiques», explique-t-il. Le Complexe Mohammed VI de football a notamment retenu leur attention.

Cette expérience marocaine nourrit également la réflexion de Hussein Mohammed sur le Mondial 2030 et l’attribution de sa finale. Fort de ce qu’il a observé lors de la compétition africaine, mais aussi de la CAN féminine et de la Coupe du monde féminine U17, le dirigeant kényan estime que le Royaume a tous les atouts pour accueillir la finale d’un Mondial: «Au vu de l’expérience que nous avons vécue au Maroc, notamment en matière d’organisation et d’infrastructures, il ne fait aucun doute que le Royaume peut accueillir la finale du Mondial 2030», affirme-t-il. Il met également en avant l’hospitalité marocaine, la culture et l’offre hôtelière, autant d’éléments qui, selon lui, «sont les ingrédients parfaits et remplissent tous les critères».

Concernant le Mondial 2030, coorganisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, le président de la Fédération kényane estime qu’une finale sur le sol africain permettrait au continent de franchir un cap: «L’Afrique a longtemps été en retrait. Une finale en Afrique offrirait une plateforme idéale pour son développement».

Mais avant de se projeter vers 2030, le Kenya a une échéance de taille à préparer: la Coupe d’Afrique des nations 2027. Hussein Mohammed recentre son discours sur cette compétition et espère en faire une référence, au-delà même du continent africain. «Nous voulons organiser le meilleur tournoi à l’échelle continentale, mais aussi mondiale».

Au-delà de la compétition, il espère que l’événement laissera un héritage durable au football kényan, notamment en renforçant les compétences en matière d’organisation, de sûreté et de sécurité, de billetterie, de marketing et d’hospitalité. Le pays compte également sur la CAN pour attirer «davantage de visiteurs au Kenya».

Reste désormais à transformer ces ambitions en réalité, à mesure que l’échéance approche. Hussein Mohammed, lui, ne dévie pas de sa ligne: «Nous serons prêts», nous assure-t-il.

Par Magda Soltani
Le 19/10/2026 à 14h34