Lors de la réunion du Conseil de la FIFA, tenue ce jeudi 15 octobre au siège de l’instance à Zurich (Suisse), le président Gianni Infantino a présenté ses excuses pour «les erreurs commises» dans le cadre du projet FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait une ouverture aux investisseurs privés et qui a depuis été abandonné.
Des fonds débloqués pour les associations membres
Le dirigeant a également réaffirmé sa volonté d’accroître les investissements dans le football. Il prévoit notamment de porter ses investissements dans le développement du football à 6,35 milliards de dollars, au profit des 211 associations membres de l’instance, des confédérations et des autres acteurs concernés.
Le dispositif porte le nom de «Programme de solidarité des excédents de la FIFA» et prévoit de mobiliser une partie des réserves financières de la FIFA afin de booster (plus du double) les financements initialement prévus pour la période 2027-2030, afin d’atteindre le seuil des 6,35 milliards de dollars.
«Sur la base d’une prévision non auditée d’excédent financier comprise entre 5,2 et 5,6 milliards de dollars pour le cycle 2023-2026, et conformément à l’obligation statutaire de la FIFA d’équilibrer ses recettes et ses dépenses sur quatre ans, l’administration a proposé de maintenir une réserve de sécurité de 1,7 milliard de dollars pour faire face aux imprévus», écrit la FIFA.
Ainsi, les dotations des associations membres atteindront 25 millions de dollars, alors que les montants alloués aux confédérations et aux associations zonales et régionales entre autres «devraient également augmenter sensiblement dans le cadre du programme Forward 4.0».
Le mode de répartition sera lié au développement du football féminin et des jeunes, aux projets footballistiques sur le long terme mais aussi aux infrastructures sportives.
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«Le plan, notamment les critères d’éligibilité, les procédures de candidature, d’approbation et de décaissement, ainsi que les mécanismes de contrôle et d’audit, sera finalisé par les commissions compétentes de la FIFA, puis soumis au Conseil lors de sa prochaine réunion, en décembre 2026», ajoute la FIFA.
L’ensemble devra être soumis à approbation lors du 77e Congrès de la FIFA, par ailleurs électif, prévu à Rabat en mars 2027. Une étape qui s’inscrit dans le cadre des procédures de gouvernance en place.
«Comme nous l’avons répété à maintes reprises depuis 2016, l’argent de la FIFA, y compris ses réserves, appartient à ses 211 associations membres (…) En dix ans, depuis mon accession à la présidence de la FIFA, nous sommes passés d’un million de dollars à 25 millions de dollars par association membre, partout dans le monde. Je tiens également à remercier toutes les personnes qui ont formulé des propositions ces derniers mois concernant la répartition des fonds de la FIFA entre nos 211 associations membres. Nous devons désormais regarder vers l’avenir dans un esprit d’unité et dans l’intérêt supérieur du football», a affirmé Infantino.
L’affaire FIFA Forward Enterprise (FFE) au cœur du conseil
Infantino a donc présenté ses excuses après le projet avorté dit FIFA Forward Enterprise (FFE), qui a ébranlé la planète football ces derniers mois et fragilisé la position de l’Italo-Suisse. Infantino s’est dit désolé après «les erreurs commises dans la conduite du projet et dans sa communication». Tout en réaffirmant que l’initiative avait été «définitivement abandonnée» et qu’elle ne serait relancée «sous aucune forme».
Gianni Infantino, président de la FIFA. Getty Images via AFP
«Le président de la FIFA a toutefois insisté sur le fait que l’objectif initial était d’augmenter les investissements dans le football et de mieux orienter les financements, sous réserve de l’approbation du Conseil et des associations membres», ajoute le communiqué.
Des avocats externes, mandatés afin d’examiner le dossier, ont présenté aux membres du conseil les aspects juridiques du projet FFE. Les détails de cette présentation restent confidentiels «en raison de procédures judiciaires toujours en cours aux États-Unis».
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Dans son communiqué, la FIFA annonce également la création d’un groupe de travail afin d’«examiner d’éventuelles réformes de la gouvernance de l’instance». Des représentants des différentes confédérations examineront en détail le cadre de gouvernance de l’instance.
Des décisions réexaminées?
L’on apprend également que des commissions permanentes de l’instance se chargeront de l’examen de procédures disciplinaires et du Prix de la paix de la FIFA. «Une décision à ce sujet devrait être prise lors de la prochaine réunion du Conseil, en décembre 2026», écrit la FIFA.
Ainsi, la décision de la commission de discipline indépendante de la FIFA de suspendre, pour une période probatoire d’un an, l’exécution de la suspension d’un match infligée à l’international américain Folarin Balogun, après son expulsion face à la Bosnie-Herzégovine lors de la Coupe du monde 2026 sera réexaminée.
«Les conclusions de cet examen feront également l’objet d’une présentation lors de la prochaine réunion du Conseil de la FIFA, prévue en décembre 2026», conclut la FIFA.

















