Présidence de la Fifa: la Fédération française ne soutiendra pas Gianni Infantino

Gianni Infantino (G), président de la FIFA, et Philippe Diallo (D), président de la FFF, lors du match de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026 entre la France et l’Irak, au stade de Philadelphie, le 22 juin 2026.. AFP or licensors

La Fédération française de football (FFF) ne soutiendra pas Gianni Infantino dans sa quête d’un nouveau mandat à la tête de la FIFA, prévu en mars 2027. Le président de la FFF, Philippe Diallo, l’a annoncé jeudi à Paris, à l’issue d’une réunion du comité exécutif.

Le 10/09/2026 à 12h55

La FFF rejoint ainsi la position d’autres fédérations européennes qui ont elles aussi décidé de lâcher le patron de l’instance mondiale. Gianni Infantino se retrouve fragilisé depuis des semaines après son projet, finalement retiré, d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés.

«Avec mes collègues du comité exécutif, nous considérons que d’une certaine manière la confiance placée dans le président de la Fifa a été rompue, que la façon dont nous envisageons la conduite du football mondial ne nous correspond plus. C’est la raison pour laquelle, à l’unanimité de ses membres, la Fédération française de football a décidé de retirer son soutien à la candidature de Gianni Infantino à la présidence de la Fifa», a expliqué Philippe Diallo, soulignant que cette décision était «clairement (...) pour l’intérêt général du football».

En retirant publiquement son soutien à l’Italo-Suisse, la 3F, l’une des plus puissantes fédérations mondiales, suit d’autres comme l’Italie, la Belgique, la Suède et l’Ecosse.

«Double légitimité»

Pour le dirigeant français, la FFF a une «double légitimé: légitimité historique car la France est un pays fondateur de la Fifa et elle a la légitimité d’intervenir quand elle a le sentiment que la Fifa et son président dévient dans la conduite du football mondial. Et la légitimité sportive: cela fait dix ans que la France est dans le top 3 du classement Fifa».

Infantino a confirmé dimanche qu’il briguerait un nouveau mandat à la tête de la Fifa le 18 mars 2027. Seul candidat déclaré, l’actuel dirigeant du football mondial s’accroche à son poste malgré les appels à la démission et la pression de plusieurs fédérations ainsi que les confédérations asiatique (AFC) et Amérique du Nord-Caraïbes (Concacaf). Il a toutefois reçu le soutien de la Confédération africaine.

Depuis plusieurs semaines, le monde du football se déchire autour de sa gouvernance, jugée opaque par ses adversaires qui lui reprochent d’avoir élaboré sans concertation un projet de création d’une société commerciale ouverte à des investisseurs privés à hauteur de 20% pour y loger les recettes de la Coupe du monde.

Assailli de critiques, l’homme à la tête de la Fifa depuis 2016 a rapidement abandonné son projet. Ce qui n’a pas suffi à éteindre la polémique.

Aucun autre candidat ne s’est jusqu’ici déclaré mais selon différents médias, le Canadien Victor Montagliani, président de la Concacaf, pourrait entrer dans la bataille.

La FFF a décidé jeudi d’ouvrir des «consultations» pour «choisir (son) candidat».

Par Le360 (avec AFP)
Le 10/09/2026 à 12h55