Mondial 2030: 8 en Espagne, 6 au Maroc et 2 au Portugal… les révélations de Marca sur la répartition des stades

Mondial 2030

À moins de quatre ans du Mondial 2030, la carte des stades n’est toujours pas définitivement arrêtée. Selon le journaliste espagnol Roberto Gómez, la tendance serait à huit sites en Espagne, six au Maroc et deux au Portugal. La FIFA devrait inspecter les installations des trois pays d’ici la fin octobre, une étape décisive qui pourrait également peser dans la bataille pour l’attribution de la finale.

Le 09/09/2026 à 13h16

Le journaliste espagnol Roberto Gómez a révélé, dans l’émission «La Tribu» de Radio Marca, que la FIFA effectuera des visites dans les installations espagnoles avant la fin de l’année. Plusieurs stades sont actuellement concernés par les préparatifs: le Santiago Bernabéu, le Metropolitano, le Camp Nou, Mestalla, Gran Canaria, San Mamés, la Reale Arena et le Stage Front Stadium.

Selon Roberto Gómez, la tendance actuelle serait à une Coupe du Monde 2030 organisée dans 16 stades: huit en Espagne, six au Maroc et deux au Portugal. Mais cette répartition n’est pas encore définitive. Les différents sites devront d’abord être inspectés et minutieusement évalués par la FIFA avant une validation attendue d’ici la fin de l’année.

Le journaliste situe la visite de la délégation de la FIFA dans les trois pays à la fin du mois d’octobre, voire un peu plus tôt. L’état des installations, des pelouses et des différents sites proposés sera alors passé au peigne fin.

Gómez annonce également une prochaine visite du président de la FIFA, Gianni Infantino, au palais de la Moncloa, où il doit rencontrer le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez. La date de cette entrevue n’a pas encore été officiellement fixée, mais celle-ci s’inscrirait dans le calendrier institutionnel lié à l’organisation de la Coupe du Monde 2030.

Une nouvelle répartition?

Roberto Gómez a également dressé la liste des huit sites espagnols qui seraient toujours concernés par le projet: le Santiago Bernabéu, le Camp Nou, Mestalla à Valence, Gran Canaria, San Mamés à Bilbao, la Reale Arena à Saint-Sébastien, le Metropolitano et le Stage Front Stadium de l’Espanyol.

Le cas du Metropolitano retient particulièrement l’attention. Selon Gómez, le stade de l’Atlético de Madrid devrait connaître une évolution importante dans le dossier et serait «probablement réintégré» dans la liste des sites espagnols retenus pour le Mondial. Une perspective qui renforcerait encore le poids de Madrid dans le dispositif espagnol.

Au lancement de la candidature, l’Espagne avait présenté onze stades répartis dans neuf villes: le Camp Nou et le Stage Front Stadium à Barcelone, San Mamés à Bilbao, la Reale Arena à Saint-Sébastien, le Santiago Bernabéu et le Metropolitano à Madrid, La Cartuja à Séville, La Romareda à Saragosse, La Rosaleda à Malaga, Gran Canaria et Riazor à La Corogne.

Si les retraits de Malaga et de La Corogne ont été actés, notamment en raison du coût jugé trop important des travaux de rénovation, l’absence de Séville et de Saragosse dans la liste évoquée par Roberto Gómez constitue une véritable surprise. Aucune explication n’est avancée, à ce stade, sur leur possible retrait ni sur les raisons qui pourraient le justifier.

La finale bientôt tranchée?

Le fait que les 16 sites appelés à accueillir le Mondial doivent encore être visités et évalués montre que le processus reste ouvert jusqu’à la validation définitive. «La visite de la FIFA sera déterminante pour évaluer l’état des stades et finaliser l’attribution définitive pour un événement d’une importance historique pour le football espagnol», explique Gómez.

Au Maroc, les préparatifs avancent également à grands pas. Le chantier du Grand Stade Hassan II, futur joyau de l’infrastructure sportive nationale, se poursuit, tandis que d’autres installations stratégiques sont en cours de réalisation. C’est notamment le cas du Centre international de diffusion de Casablanca, construit sur un terrain de près de 6,6 hectares.

Cette prochaine tournée d’inspection de la FIFA pourrait aussi permettre d’y voir plus clair sur l’un des dossiers les plus disputés de cette Coupe du Monde: l’attribution de la finale.

Depuis plusieurs semaines, l’Espagne multiplie en effet les prises de parole pour défendre sa candidature. Du sélectionneur de la Roja, Luis de la Fuente, au président de la RFEF, Rafael Louzán, en passant par Pedro Sánchez, le message est martelé: Madrid veut accueillir le dernier match du Mondial 2030.

«Nous avons gagné une Coupe du monde en Afrique du Sud, nous avons gagné une Coupe du monde aux États-Unis. Il est grand temps que l’Espagne gagne une Coupe du monde à domicile. Nous allons tout faire pour que cela se produise, n’ayez aucun doute là-dessus. Nous avons toutes les conditions nécessaires pour que la finale ait lieu en Espagne», a récemment affirmé Pedro Sánchez.

Rafael Louzán s’est montré encore plus catégorique. Interrogé sur le lieu de la finale, le patron de la Fédération espagnole a lancé: «Où va-t-elle se jouer si ce n’est en Espagne?»

Reste désormais la décision de la FIFA. Et avant de départager les ambitions espagnoles et marocaines pour la finale, l’instance mondiale devra d’abord se rendre sur le terrain, inspecter les infrastructures et arrêter définitivement la carte des stades du Mondial 2030.

Par Oumeïma Er-rafay
Le 09/09/2026 à 13h16