CAN 2025: Regragui revient sur la finale Maroc-Sénégal et charge Pape Thiaw

Walid Regragui, Achraf Hakimi et Pape Thiaw lors de la finale de la CAN 2025.

Désormais consultant pour Canal+, Walid Regragui n’a pas esquivé, ce dimanche 6 septembre, le sujet de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. L’ancien sélectionneur des Lions de l’Atlas est revenu sur les longues minutes de confusion qui avaient marqué la rencontre, regrettant une soirée qui, selon lui, a surtout porté préjudice à l’image du football africain.

Le 07/09/2026 à 10h36

Quelques mois ont passé, mais la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 continue de faire parler. Pour sa nouvelle vie de consultant sur Canal+, Walid Regragui a livré son regard sur les événements qui avaient accompagné Maroc-Sénégal et notamment la sortie de la sélection sénégalaise du terrain après le penalty accordé aux Lions de l’Atlas en fin de rencontre.

«On a vu des choses qui n’ont rien à faire sur un terrain de football, des deux parties. Comme je l’ai dit, le grand perdant aujourd’hui, c’est le football africain», a-t-il d’abord regretté.

Pour Regragui, cette finale devait au contraire servir de vitrine au continent. Le Maroc venait d’organiser une compétition dans des infrastructures de haut niveau et l’affiche réunissait deux sélections installées au sommet du football africain ces dernières années.

«En mondovision, on va dire qu’on pouvait faire une fête et montrer que le football africain avait passé un cap avec des stades aux normes européennes extraordinaires», a-t-il poursuivi. «On avait une finale qui était grandiose avec les deux meilleures équipes d’Afrique sur peut-être les cinq ou six dernières années».

Mais l’image laissée par cette soirée est tout autre à ses yeux: «Je me mets à la place de n’importe quelle personne dans le monde qui a envie de voir une finale continentale et quand tu vois ce qu’il s’est passé, tu te dis que tous les travers négatifs envers le football africain, on l’a montré sur ce match».

Regragui vise surtout la décision du sélectionneur sénégalais de faire quitter la pelouse à ses joueurs. Un épisode qu’il considère comme le véritable point de rupture de cette finale: «C’est pour ça que j’en veux un peu au sélectionneur sénégalais parce qu’on n’a pas montré une belle image. Après gagner ou pas, à la fin tu as pris une décision qui salit le football africain».

L’ancien sélectionneur national estime également que cette interruption, longue de près d’un quart d’heure, a pu peser sur Brahim Diaz au moment de tirer le penalty.

«Si on veut débattre sincèrement, est-ce que le fait qu’une équipe soit sortie 15-16 minutes du terrain n’a pas modifié le comportement de Brahim Diaz pour aller tirer un pénalty?», s’est-il interrogé, avant de faire le parallèle avec un autre épisode: «Quand Kylian (Mbappé) loupe le penalty contre le Maroc parce que l’arbitre a arrêté pendant deux minutes et qu’il dit qu’il a été lésé. Là, il y a eu quinze minutes pour tirer un pénalty, est-ce que ça n’aurait pas changé la chose?»

Sur ce point, Regragui ne mâche pas ses mots: «Honnêtement, ça ne s’est jamais vu quelqu’un aller snaper dans le vestiaire pendant quinze minutes et dire on a quitté le terrain. C’était une honte».

Reste désormais le volet juridique d’une finale dont le résultat continue de se jouer en dehors du terrain. Après la décision de la Confédération africaine de football d’attribuer le titre au Maroc, le dossier doit encore passer devant le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Sur ce terrain-là, Regragui préfère attendre: «Pour le moment, la CAF nous a attribué le titre. Maintenant, il y a le TAS. On va attendre la décision et on acceptera la décision du TAS d’un côté comme de l’autre».

Pour rappel, l’audience devant le TAS est fixée au 8 octobre 2026 à Lausanne.

Par La Rédaction
Le 07/09/2026 à 10h36