Après le média espagnol AS Diario, qui a livré, point par point, une lecture à contre-courant du récit sénégalais, c’est en Argentine, cette fois-ci, que la presse soutient la thèse d’un Maroc légitimement sacré champion. Elle s’appuie sur deux arguments majeurs: les rapports officiels de la finale, qui viennent «appuyer le couronnement du pays hôte, également coorganisateur de la Coupe du monde 2030», écrit Olé, l’un des quotidiens sportifs de référence dans le pays de l’Albiceleste.
«Les joueurs ont regagné les vestiaires, abandonnant le match», rappelle Olé, qui s’appuie sur ce premier rapport. Le média argentin poursuit avec le deuxième document, celui d’Olivier Safari, président du comité des arbitres de la CAF, qui avait déclaré lors du Comité exécutif en février dernier que «chaque joueur sénégalais ayant quitté le terrain aurait dû être immédiatement averti à son retour, mais nous avons donné pour consigne de ne pas le faire afin de préserver la rencontre et d’éviter son arrêt prématuré».
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Deux éléments jugés suffisants pour justifier la deuxième étoile du Maroc. «L’abandon du Sénégal, qui a entraîné une longue interruption du match dans le temps additionnel, a constitué le tournant d’une finale finalement ternie par la controverse», conclut Olé.
Pour rappel, la Commission d’appel de la Confédération africaine de football a statué, le 17 mars, à la suite d’un recours introduit par la Fédération royale marocaine de football, portant sur l’application des articles 82 et 84 du règlement de la Coupe d’Afrique des Nations.
Le 18 janvier, jour de la finale, les joueurs sénégalais avaient quitté la pelouse pendant 16 minutes, sur instruction de leur sélectionneur Pape Thiaw, pour protester contre une décision arbitrale accordant un penalty au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période.
AFP
Le Sénégal avait initialement remporté la CAN 2025 grâce à un but de Pape Gueye inscrit à la 94e minute, avant que la décision finale ne renverse l’issue du match.









