Mondial 2030: Pedro Sánchez relance la bataille pour la finale

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors d'un discours télévisé, le 28 avril 2025.

Pedro Sánchez réaffirme les ambitions de l’Espagne pour accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. Alors que Madrid et Barcelone sont en concurrence avec Casablanca, le chef du gouvernement espagnol assure que son pays dispose de «toutes les conditions nécessaires» pour abriter le rendez-vous ultime du Mondial.

Le 01/09/2026 à 16h40

Dans une interview accordée à l’émission «Hoy por Hoy» de la Cadena SER, Pedro Sánchez, chef du gouvernement espagnol, a notamment évoqué la finale de la Coupe du monde 2030, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.

Le dirigeant espagnol reste ferme sur les ambitions de son pays et sa volonté d’accueillir le match le plus prestigieux de la compétition.

«Nous avons gagné une Coupe du monde en Afrique du Sud, nous avons gagné une Coupe du monde aux États-Unis. Il est grand temps que l’Espagne gagne une Coupe du monde à domicile. Nous allons tout faire pour que cela se produise, n’ayez aucun doute là-dessus. Nous avons toutes les conditions nécessaires pour que la finale ait lieu en Espagne, n’ayez aucun doute là-dessus», a-t-il assuré.

Sánchez, comme de nombreuses parties prenantes espagnoles, n’hésite pas à mettre en avant le récent sacre de la Roja pour appuyer la candidature de Madrid ou de Barcelone à l’organisation de la finale. La sélection espagnole a remporté la deuxième Coupe du monde de son histoire le 19 juillet, après avoir battu l’Argentine en finale. Les performances sportives des pays hôtes ne constituent toutefois pas un critère de sélection pour la FIFA, qui se fonde avant tout sur les dossiers présentés et les exigences liées à l’organisation d’un tel événement.

Le quotidien ABC avait récemment affirmé que le Maroc «veut nous prendre la finale du tournoi», comme si cette rencontre revenait naturellement à l’Espagne. Or, à ce stade, le Santiago-Bernabéu de Madrid, le Camp Nou de Barcelone et le Grand Stade Hassan II de Casablanca restent en lice, sans qu’aucun choix définitif n’ait encore été annoncé.

La décision finale reviendra donc à la FIFA. Si les échanges sont permanents avec les trois pays organisateurs, c’est bien l’instance dirigeante du football mondial qui aura le dernier mot. Après l’analyse des différents dossiers, des discussions avec les parties concernées et l’évaluation de l’ensemble des critères, elle désignera le stade qui accueillera l’affiche la plus prestigieuse de la compétition. Une décision particulièrement attendue dans les trois pays coorganisateurs.

Le Bernabéu peut faire valoir son histoire, sa modernisation récente et l’expérience de Madrid dans l’organisation de grands événements. Sa capacité présentée dans le dossier, soit 78.297 places, se situe toutefois à la limite des exigences fixées pour accueillir une finale. Son implantation au cœur d’un environnement urbain dense nécessitera également des aménagements pour accueillir l’ensemble des installations temporaires liées à un événement de cette ampleur.

Le Camp Nou dispose, lui, d’un sérieux argument en matière de capacité. Une fois sa rénovation achevée, l’enceinte barcelonaise dépassera les 100.000 places et répondra ainsi plus confortablement aux exigences de jauge.

Casablanca avance, de son côté, un projet d’une tout autre dimension avec le Grand Stade Hassan II et ses 115.000 places. La future enceinte dépasserait largement le seuil de 80.000 sièges requis pour une finale et disposerait de vastes espaces destinés aux médias, aux zones d’hospitalité, aux parkings ainsi qu’aux différentes opérations nécessaires à l’organisation du rendez-vous majeur de la Coupe du monde.

Par Oumeïma Er-rafay
Le 01/09/2026 à 16h40