La FIFA fustige la «campagne de dénigrement» de l’UEFA

Aleksander Čeferin, président de l'UEFA, et Gianni Infantino, président de la FIFA.

La Fifa a accusé l’UEFA de mener «une campagne de dénigrement», après que l’instance du football européen a demandé à des juges américains de lui remettre des documents liés au projet avorté de la FIFA d’ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés.

Le 03/09/2026 à 20h04

«Bien que ces requêtes soient présentées sous la forme d’actes de procédure avec des titres et des numéros de dossier, elles ne sont guère plus que des communiqués de presse visant à soutenir encore la campagne de dénigrement menée par l’UEFA contre la FIFA et ses dirigeants», selon des documents déposés par la FIFA pour demander aux juges de contester les requêtes de l’UEFA et consultées jeudi par l’AFP.

Le projet, dévoilé en juillet et ardemment soutenu par le patron du football mondial Gianni Infantino, a entraîné une fronde de la part de nombreux acteurs du football mondial, notamment de l’UEFA.

Si la FIFA est en marche arrière pour éteindre la polémique, l’UEFA prépare une action en justice contre Infantino pour «gestion déloyale».

L’instance européenne a déposé la semaine dernière des requêtes auprès de trois Etats américains pour obtenir des documents liés au projet et à ses partenaires potentiels, dont Thrive Capital, la société détenue par l’investisseur américain Joshua Kushner qui devait jouer un rôle majeur dans le projet avorté.

Avec l’aide de ces documents, l’UEFA a déclaré qu’elle avait l’intention de déposer une plainte en droit suisse, estimant que l’affaire remplissait les conditions pour y être jugée.

Mais, selon les documents consultés jeudi, la FIFA estime que l’UEFA n’a pas le droit d’exiger des documents internes tant qu’aucune procédure pénale n’est lancée. Et que même si c’était le cas, l’UEFA n’aurait pas qualité à agir car elle n’a subi aucun préjudice financier.

La FIFA accuse également l’UEFA d’avoir illégalement contourné les tribunaux suisses pour se saisir directement de tribunaux américains.

La divulgation de documents internes, notamment de la correspondance impliquant Infantino et d’autres membres du personnel et conseillers de la FIFA cités nommément, «menacerait directement les intérêts de la FIFA et révélerait des informations sensibles et confidentielles», estime l’instance internationale.

Par Le360 (avec AFP)
Le 03/09/2026 à 20h04