Un simple flash-back dans le temps permet de mesurer le chemin accompli. Entre 1956 et 2014, le Royaume n’a abrité que quatre compétitions majeures: la CAN 1988, obtenue par défaut et dans l’urgence suite au retrait de la Zambie ; la CAN U20 1997, arrachée de haute lutte par Saïd Belkhayat ; la CAN U23 2011, qualificative pour les JO de Londres ; et la CAN U17 organisée un an plus tard à Marrakech et Casablanca. Autant dire que le Maroc n’avait pas les faveurs de la CAF ou n’osait pas se porter candidat à ce type de compétitions.
Ce discours frileux ou passéiste appartient désormais au passé. Aujourd’hui, les compétitions, séminaires, tables rondes ou assises du football africain se multiplient sur notre sol. Rien qu’en 2025, l’Afrique du foot a vibré au rythme de la CAN U17 masculine, remportée de haute lutte par les jeunes poulains de Nabil Baha. Elle a aussi découvert in situ la compétitivité des joueuses coachées par Jorge Vilda lors d’une WAFCON qui a mis en lumière la qualité et la diversité géographique du Maroc, puisque l’Oriental a pu abriter des matchs clés de cette fête. Enfin, en avant-goût de la CAN, cette semaine de novembre 2025 permettra aux infrastructures et aux équipes dédiées à l’organisation de se roder.
Trois stades ayant subi un lifting important illustreront le savoir-faire marocain. L’exemple le plus frappant reste le Grand Stade de Tanger, dont la capacité a été portée à 78.000 spectateurs. Il sera le théâtre des derniers essais des Lions de l’Atlas avant leur rendez-vous avec l’histoire, le 21 décembre prochain. Ce petit bijou devient, jusqu’en 2028, le plus grand stade du Royaume. Doté de toutes les commodités pour joueurs et supporters, il répond désormais aux standards d’une possible demi-finale de Coupe du Monde 2030, comme le stipule le Bid Book.
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Et que dire des deux petits joyaux de Rabat, les stades Moulay El Hassan et Al Barid? Coquets, champêtres mais parfaitement conformes au cahier des charges de la CAF, ils apportent une réponse claire, nette et sans bavure à ceux qui ont pratiqué le «Morocco Bashing». Eh oui, pendant de longs mois, le Royaume a été la cible de fake news venues du pays voisin. Combien de fois certains plumitifs, aveuglés par leur maroccophobie primaire ou aux ordres d’une junte qui ne supporte pas le capital sympathie dont bénéficie le Maroc, ont-ils annoncé que le pays ne serait pas prêt à temps pour la CAN, faute de stades opérationnels? Et pourtant, comme le fredonneraient les fans du grand Aznavour, le stade Moulay El Hassan a été entièrement rénové en moins de huit mois, et celui d’Al Barid en moins d’une année. Et pour faire boire à ces gens le calice jusqu’à la lie, rappelons-leur que ces images ne sont ni retouchées ni photoshopées.
L’invitation est d’ailleurs lancée à ces Messieurs-Dames pour la prochaine CAN, à moins qu’ils ne souhaitent doubler le plaisir, ou la torture, avec les play-offs africains prévus cette semaine. Et si d’aventure ils escomptent formuler la moindre critique négative, qu’ils sachent que les Osimhen, Aubameyang, Zambo Anguissa ou Mayele ne tariront bientôt pas d’éloges sur la qualité de l’aire de jeu, des vestiaires ou de l’organisation.
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Le plaisir sera complet avec les CAF Awards 2025, qui auront lieu à Rabat. Strass, paillettes, glamour et sport se mêleront le 19 novembre, avec un moment clé: l’annonce du successeur du Nigérian Lookman. Achraf Hakimi espère enfin être consacré, mais il devra attendre le dernier moment pour célébrer un succès que lui contesteront sans doute le duo Guirassy/Salah.
Ainsi, le soft power marocain sera une fois de plus à l’honneur. L’organisation de tous ces événements en prélude à la CAN démontre que notre pays est un partenaire fiable pour l’Afrique, doté d’un savoir-faire reconnu dans l’organisation de rendez-vous qui rehaussent son image de marque. Une image qui doit beaucoup à la ligne directrice tracée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Jamais le Maroc ne laissera tomber son continent. Jamais il ne lui tournera le dos. Jamais non plus il ne se tiendra à l’écart de la marche en avant du football africain. Ce continent a longtemps marginalisé notre pays, mais en 2025, il a compris que le Royaume tient toujours ses engagements et qu’il préfère les actes aux beaux discours ou aux slogans d’un autre âge. À bon entendeur, salut.