«Le public marocain est bien plus qu’un 12e homme»: Éric Chelle, coach du Nigéria, met en garde le Sénégal avant la finale de la CAN

Eric Chelle, sélectionneur du Nigeria

En conférence de presse d’avant-match pour la troisième place contre l’Égypte, le sélectionneur des Super Eagles, Éric Chelle, a adressé un message clair à son homologue sénégalais, Pape Thiaw, à l’approche de la grande finale de la CAN 2025, programmée ce dimanche 18 janvier.

Le 16/01/2026 à 15h24

«J’apprécie beaucoup les deux sélectionneurs, je n’ai pas vraiment de conseils à donner. Mais je dirais simplement à Pape (Thiaw) qu’il va jouer un match à l’extérieur… et que ce n’est pas un simple match à l’extérieur. C’est bien plus que ça», a glissé Éric Chelle avec le sourire, ce vendredi en conférence de presse à la veille du match pour la troisième place contre l’Egypte.

Éliminé par les hôtes marocains au terme d’une demi-finale folle conclue aux tirs au but, le sélectionneur nigérian est sans doute l’un des mieux placés pour mesurer l’impact de la ferveur marocaine. Une ferveur encore montée d’un cran ces derniers jours, à mesure que les Lions de l’Atlas se rapprochaient du sacre.

«Le stade est impressionnant dans cette configuration. Cette foule qui porte son équipe… on dit souvent qu’elle joue le rôle du douzième homme, mais là, elle joue plus que ça. Il faudra rester concentré. Je souhaite bonne chance aux deux équipes, elles méritent toutes les deux de remporter ce trophée. En tant qu’Africain, je suis très fier de ce qu’elles ont accompli», a-t-il ajouté.

Avant cela, Éric Chelle a surtout évoqué la petite finale de ce samedi 17 janvier face à l’Égypte de Hossam Hassan. Un rendez-vous que les Super Eagles abordent avec sérieux et ambition: «Ce match est important. Nous voulons le gagner et rentrer au Nigeria avec la médaille de bronze. La troisième place serait une récompense pour le travail fourni, les efforts déployés et le jeu produit par l’équipe durant cette CAN», a-t-il expliqué.

Conscient de la difficulté de se remobiliser après une telle désillusion, le technicien reste néanmoins déterminé: «Ce n’est jamais simple de se préparer après une élimination en demi-finale, mais nous voulons décrocher cette victoire et conclure le tournoi sur une note positive. Le plus important, c’est d’apprendre des défaites, d’en tirer des enseignements et d’aller de l’avant», a-t-il souligné.

Malgré tout, Éric Chelle s’est dit «très fier » du niveau affiché par ses joueurs lors de cette 35e édition. Pour sa première année à la tête des Super Eagles, lui qui a été nommé en janvier 2025, le sélectionneur espère désormais accrocher un podium pour conclure la CAN de la meilleure des manières.

Par Khalil Aboukhalil
Le 16/01/2026 à 15h24