«1% de chance, 99% de foi». C’est avec cet adage, utilisé à l’époque par son idole Neymar Jr avant la remontée historique contre le PSG en 2017 (0-4, 6-1), que le prodige catalan Lamine Yamal a lancé la périlleuse mission catalane, mardi au Camp Nou.
Quatre buts, au moins, c’est ce qu’il faudra aux hommes d’Hansi Flick pour espérer défendre leur titre en finale, à Séville, le 18 avril prochain, contre la Real Sociedad ou l’Athletic Bilbao.
«Ce sera difficile, mais pas impossible. Le plus important c’est de croire que nous sommes capables de remonter. Nous devons tout donner pendant ces 90 minutes, voire plus. Nous devons nous battre jusqu’au bout», a déclaré l’entraîneur allemand avant la rencontre.
«Avec le soutien de nos supporters, et dans notre stade, tout est possible», a-t-il estimé.
Quatre buts, c’est énorme, mais pas tant que cela pour l’armada barcelonaise, championne d’Espagne en titre, qui en inscrit près de 3 par match en moyenne depuis l’arrivée de Flick, très pragmatique après la «leçon» reçue à l’aller.
«Gagner chaque mi-temps 2-0»
«Il nous reste un match pour revenir. Nous avons deux mi-temps de 45 minutes. Gagner chaque mi-temps 2-0 sera notre objectif. Nous allons nous battre pour ça», a-t-il promis.
Le métronome barcelonais Pedri, de retour de blessure, a lui rappelé l’épatante capacité de son équipe à renverser des matches, en faisant référence à la demi-finale aller de Coupe du Roi, déjà contre l’Atlético (4-4).
«S’il y a bien une équipe capable de le faire c’est nous. L’an dernier, nous nous sommes retrouvés de nombreuses fois menés au score, parfois de deux buts, et nous sommes parvenus à renverser la rencontre en 20 minutes. Donc pourquoi pas en remonter quatre en 90?», a estimé le milieu espagnol.
Le doute ne réside donc pas tellement en la capacité du géant catalan de marquer, surtout après l’exhibition de Lamine Yamal contre Villarreal samedi (4-1), même s’il sera privé de l’expérience et de l’efficacité de Robert Lewandwoski.
Mais plutôt de savoir comment le Barça pourrait ne pas encaisser de buts, contre une équipe qui a parfaitement exploité ses faiblesses défensives en une mi-temps à l’aller (4-0), grâce notamment à la justesse technique d’Antoine Griezmann entre les lignes.
Sur ce plan-là, l’absence du polyvalent Eric Garcia, suspendu après son exclusion au Metropolitano, pourrait s’avérer encore plus préjudiciable que celle du capitaine Frenkie de Jong, touché à la cuisse droite.
L’entraîneur de l’Atlético Diego Simeone, qui vise une première finale de Coupe depuis 2013, a lui assuré en conférence de presse que son équipe ne se contentera pas de défendre son avantage et dévoilé son plan pour contrer l’influence de Yamal, de retour à son meilleur niveau.
«La meilleure solution c’est de l’amener dans une position où il se sent le moins à l’aise, en le forçant à défendre et tentant de profiter de nos opportunités en attaquant de son côté», a affirmé le «Cholo».
Reste désormais à savoir si cette approche suffira à freiner le jeune gaucher, redevenu insaisissable - et à ouvrir aux Colchoneros les portes d’une finale qu’ils attendent depuis plus d’une décennie.
