Le débat pour l’accueil de la finale de la Coupe du monde 2030 dépasse désormais les frontières du Maroc et de l’Espagne. Alors que les deux pays, aux côtés du Portugal, coorganiseront la Coupe du monde 2030, une autre bataille se joue en coulisses: celle de la finale. Le Maroc défend la candidature du futur Grand Stade Hassan II, près de Casablanca, tandis que l’Espagne mise notamment sur le Santiago Bernabéu de Madrid. À ce stade, la FIFA rappelle qu’aucune décision officielle n’a encore été prise.
Le futur Grand Stade Hassan II, annoncé avec une capacité d’environ 115.000 places, ambitionne de devenir le plus grand stade de football au monde et constitue l’un des principaux arguments marocains pour accueillir le rendez-vous le plus prestigieux du tournoi.
Au Sénégal, cette perspective suscite déjà l’adhésion de certains passionnés de football, qui voient dans une finale au Maroc un symbole fort pour tout le continent.
Pour Guene Ndiaye, passionné de football, voir le Maroc accueillir la finale représenterait avant tout une victoire pour l’Afrique. «En tant qu’Africain, je me réjouis avant tout de cette participation et de cette co-organisation. C’est une vraie fierté pour le continent africain. En tant qu’Africain, je soutiens le Maroc afin qu’il puisse organiser cette finale. Cela ferait honneur à notre continent, notamment sur le plan du football. Je souhaite vraiment que le Maroc accueille cette finale. Comme l’Afrique du Sud l’a fait auparavant, je pense que le Maroc a aujourd’hui les capacités d’organiser une finale de Coupe du monde.»
Pour Saliou Dione, cette candidature dépasse le simple cadre sportif: il y voit une opportunité historique pour un continent qui n’a accueilli qu’une seule Coupe du monde. Saliou Dione, citoyen sénégalais et panafricain: «En tant que Sénégalais et Africain, nous souhaitons que cette finale soit jouée en Afrique. Je pense que c’est le souhait que tout Africain devrait porter. Ce doit être un combat commun de plaider pour qu’une finale de Coupe du monde se joue sur notre continent. L’Europe a déjà accueilli de nombreuses grandes compétitions, tandis que l’Afrique n’a organisé qu’une seule Coupe du monde. Si une nouvelle occasion se présente, il serait important qu’une finale puisse enfin être disputée en Afrique. Le Maroc dispose aujourd’hui d’infrastructures solides, qu’il pourrait encore valoriser davantage grâce à cet événement.»
Cette aspiration trouve un écho dans l’histoire du football africain. Depuis le Mondial 2010 organisé en Afrique du Sud, le premier et, à ce jour, le seul disputé sur le continent, aucune autre finale de Coupe du monde n’a été jouée en Afrique. Une éventuelle finale au Maroc constituerait donc une première pour le nord du continent et seulement la deuxième sur le sol africain.
Samba Thiam estime, lui aussi, que le Maroc possède désormais l’expérience nécessaire pour relever un tel défi. «En tant qu’Africain et Sénégalais, ce serait un immense plaisir de voir le Maroc accueillir cette Coupe du monde, mais aussi sa finale. Une finale de Coupe du monde disputée sur le sol africain représenterait une grande fierté pour tous les Africains, surtout pour le football africain. Je pense que chaque Africain devrait soutenir cette ambition, car le Maroc n’est plus un novice dans l’organisation de compétitions internationales. Il a déjà démontré son savoir-faire et ses progrès en matière d’infrastructures sportives. Voir le Maroc organiser la Coupe du monde et accueillir également la finale serait une excellente nouvelle pour tout le continent», explique Samba Thiam, supporter du Sénégal et du Maroc.
En face, l’Espagne avance ses propres arguments. Madrid propose le Santiago Bernabéu rénové, tandis que Barcelone mise sur le Camp Nou, deux enceintes répondant aux standards internationaux. Les responsables espagnols défendent l’expérience du pays dans l’organisation des grands événements sportifs, mais, là encore, la décision finale appartient exclusivement à la FIFA.









