Dans un communiqué publié ce dimanche, la CAF annonce une série de réformes au niveau de ses statuts et règlements «destinées à renforcer la confiance et la crédibilité des arbitres africains, des opérateurs VAR ainsi que des instances juridictionnelles de l’organisation, notamment le Jury Disciplinaire et la Commission d’Appel».
Des mesures prises pour éviter un épisode similaire à celui de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025. Les joueurs sénégalais s’étaient retirés durant 16 minutes, sur instruction du sélectionneur Pape Thiaw, protestant contre un penalty accordé au Maroc, sans réaction ferme de l’arbitre Jean-Jacques Ndala.
Si les Lions de la Téranga ont repris le match, marqué via Pape Gueye à la 94e minute puis soulevé le trophée, la Commission d’appel de la CAF a déclaré, le 17 mars, le Sénégal perdant sur tapis vert après son retrait. Les articles 82 et 84 du règlement de la compétition ont été appliqués.
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«La CAF rappelle que les prestations des arbitres et des opérateurs VAR lors de la TotalEnergies CAF CAN Côte d’Ivoire 2023 avaient été largement saluées à l’échelle continentale et internationale pour leur qualité. L’institution se dit déterminée à restaurer ce niveau de respect et de reconnaissance», peut-il lire dans le communiqué de la CAF.
La CAF continuera de désigner, au sein du Jury Disciplinaire et de la Commission d’Appel, des juges et avocats «parmi les plus expérimentés et respectés» du continent. Ces nominations sont faites par le Comité Exécutif de l’instance ainsi que par l’Assemblée Générale Ordinaire, sur la base de candidatures proposées par les 54 associations membres et les Unions zonales. «La CAF souligne que l’indépendance et l’impartialité de ses organes juridictionnels demeurent des principes fondamentaux», ajoute l’instance.
Le Président de la CAF, Patrice Motsepe, s’est ainsi exprimé à ce sujet: «ces ajustements permettront également d’éviter que les incidents inacceptables observés lors de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 ne se reproduisent».
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Il a également expliqué comment la CAF s’est appuyée sur l’expertise de juristes spécialisés en droit du sport, tant en Afrique qu’à l’international, pour «garantir l’alignement de ses textes sur les meilleures pratiques mondiales en matière de gouvernance du football, sur et en dehors du terrain».
«Par ailleurs, la CAF travaille en étroite collaboration avec la FIFA pour renforcer la formation continue des arbitres, des opérateurs VAR et des commissaires de match africains, afin qu’ils atteignent les standards les plus élevés au niveau mondial. Nous devons également poursuivre la professionnalisation de l’arbitrage africain et garantir une rémunération appropriée à ces acteurs essentiels du jeu», ajoute le dirigeant sud-africain.
«Notre politique de tolérance zéro à l’égard de la corruption et des comportements inappropriés a été reconnue et saluée par les nombreux sponsors et partenaires qui nous ont rejoints. Notre engagement à traiter toutes les Associations Membres de manière équitable et sans favoritisme est également non négociable. Aucune association ne bénéficiera d’un traitement préférentiel», a conclu Motsepe.
