La sélection nationale de football a surclassé, ce dimanche 4 janvier au Complexe Sportif Moulay Abdellah de Rabat, son homologue tanzanienne (1-0) en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025.
Fait marquant de cette rencontre disputée à guichet fermé, le grand come-back du capitaine Achraf Hakimi dont c’est la première titularisation dans ce tournoi. Malheureusement, Azzedine Ounahi, le métronome du milieu des Lions, manquait à l’appel pour cause de blessure. Et, pour dire vrai, son absence s’est beaucoup ressentie.
La rencontre était loin d’être une promenade de santé. Il fallait s’y attendre, et on en a déjà eu la preuve face au Mali (1-1): contre des sélections jouant en bloc bas, la tâche ne peut être que rude. Fermant toutes les issues, les Taifa Stars menaient la vie dure aux Lions de l’Atlas en première mi-temps.
Car, malgré une domination à outrance avec un taux de possession de la balle de plus de 70%, les coéquipiers de Hakimi ont buté contre un adversaire acharné en défense et en milieu, non sans mener des contres parfois dangereux.
Les Lions de l’Atlas contre les Taifa Stars de la Tanzanie, pour les 8e de finale de la Can 2025, au Complexe Moulay Abdellah
Pour autant, les hommes de Regragui auraient pu ouvrir le score à plus d’une reprise par le biais d’Ayoub El Kaabi ou Brahim Diaz. Même s’il y a eu des déchets lors de cette première phase de jeu, tous les joueurs se sont beaucoup dépensés pour violer les buts adverses. Il fallait donc attendre.
La délivrance Diaz
De retour des vestiaires, les Lions, portés par leur public, prirent d’assaut le camp adverse. En dix minutes, ils étaient tout proches de scorer via Ezzalzouli (50e), El Khannouss (52e) et El Kaabi (56e). De même que, sur un coup franc direct, Hakimi a vu sa frappe détournée par le keeper Foba (58e) avant de s’écraser sur la transversale. Mais l’action la plus dangereuse est à mettre à l’actif du milieu offensif tanzanien Feisal Salum, mais Bounou était aux aguets en sortant le grand jeu.
Mais ce n’était que partie remise puisque Brahim, bien servi par Hakimi, délivre les Lions d’une frappe fort au premier poteau (64e). Une ouverture de score qui a ravivé les supporters et rendu l’ambiance encore plus spéciale.
Peu après, Coach Regragui effectue un triple changement en faisant appel à Anass Salah-Eddine, Youssef En-nesyri et Eliesse Ben Seghir à la place de Mazraoui, El Kaabi et Saibari. Mais la physionomie du match n’a pas pour autant changé: nette domination des Nationaux face à des adversaires toujours acculés à la défense.
Alors qu’il reste cinq minutes du temps réglementaire, le sélectionneur national lance le jeune Oussama Targhalline (23 ans) en remplacement de Brahim Diaz ayant livré une partie de haut vol.
Le match s’est finalement soldé par une victoire étriquée (1-0). Un succès certes difficile mais d’autant plus important qu’en plus de la qualif’ pour les quarts de finale, il consacre le Maroc au Top 10 mondial.
Force est de reconnaître que le match contre la Tanzanie, 112e au classement mondial FIFA, n’était pas facile à négocier. Et ce, alors que nombre d’observateurs avaient estimé qu’il ne serait qu’une simple promenade de santé pour les Lions super-favoris du tournoi.
Une leçon s’impose, c’est qu’il n’y a plus de match facile en CAN ou, plus globalement, contre des adversaires africains. Tous se valent et sont en mesure de démentir les pronostics. C’est à prendre compte pour le quart de finale contre le vainqueur du match Afrique du Sud-Côte d’Ivoire.
Aussi, il importe de mettre en exergue la cohésion du groupe des Lions de l’Atlas. Leur abnégation et leur détermination, lors de cette rencontre, forcent le respect. Plus que jamais soudés, autour de leur capitaine Hakimi s’imposant comme un grand chef de file, les Nationaux donnent une belle image de ce qu’est une vraie sélection de foot.
