Yassine Bounou (7): Peu sollicité durant une grande partie de la rencontre, le portier de la sélection est resté vigilant malgré les largesses de la défense marocaine. Propre dans ses interventions et rassurant lorsqu’il a été mis à contribution, le capitaine des Lions de l’Atlas a livré une prestation solide dans l’ensemble. Il ne peut en revanche rien faire sur l’égalisation malienne, une frappe parfaitement placée dans la lucarne.
Ali Maamar (6): Actif dans son couloir droit, il s’est montré généreux dans l’effort et n’a pas hésité à multiplier les projections pour accompagner les phases offensives. Son activité a apporté du mouvement sur le flanc droit, mais ses montées répétées ont également laissé des espaces dans son dos, que le Mali a tenté d’exploiter en transition.
Issa Diop (6): Peu mis en difficulté lorsqu’il a été directement sollicité, il a livré une prestation plutôt sobre. Le défenseur central d’Ipswich Town a rarement été pris à défaut individuellement, avant de connaître une seconde période plus délicate, à l’image d’une défense marocaine davantage mise sous pression après la pause.
Nayef Aguerd (5): Une prestation loin d’être rassurante. Malgré quelques relances propres, le défenseur central de l’Olympique de Marseille a manqué de sérénité et n’a toujours pas donné les garanties attendues dans l’axe. Souvent en difficulté lorsque l’attaque malienne a réussi à mettre de la vitesse, il n’a pas dégagé l’autorité que son statut impose au sein de la défense.
Lire aussi : Classement FIFA: le Portugal bat la Norvège et relègue les Lions à la 7e place
Anas Salah-Eddine (5): Disponible dans son couloir gauche, il a régulièrement accompagné les offensives marocaines et tenté d’apporter une solution supplémentaire. À l’aise dans la projection, il a toutefois manqué de justesse dans les derniers mètres pour réellement faire la différence de son côté.
Neil El Aynaoui (6): Le milieu défensif du RB Leipzig n’a pas eu son influence habituelle dans l’entrejeu. Trop neutre dans ses choix, il a rarement réussi à casser les lignes ou à donner du rythme au jeu des Lions de l’Atlas. Un match sans véritable erreur, mais également sans réel impact.
Ayyoub Bouaddi (7): À l’aise dans l’entrejeu, il a apporté de la fluidité et de la verticalité au jeu de la sélection nationale. Quelque déchets ont terni sa prestation, sans pour autant effacer l’impression laissée par la jeune pépite de Manchester City, qui a été l’un des joueurs marocains les plus actifs de la soirée.
Azzedine Ounahi (5): Disponible entre les lignes, il a tenté de donner du mouvement au jeu marocain et de créer des décalages par sa qualité technique. Plus impactant quand il joue simple et rapidement, il a toutefois eu tendances à en rajouter sur certaines séquences, au risque de ralentir le jeu ou de perdre le ballon. À force de vouloir en faire plus, Ounahi finit parfois par en faire trop.
Bilal El Khannouss (5): Très présent dans chaque phases de jeu, il a beaucoup décroché pour toucher le ballon et chercher toujours à participer à la construction. Mais dans les zones où il était attendu, le milieu offensif de Stuttgart a manque de créativité et de justesse pour réellement déséquilibre le bloc malien. Beaucoup d’activité, mais peu de différences créées dans les derniers mètres.
Abdessamad Ezzalzouli (5): Buteur sur penalty après avoir lui-même obtenu la faute, il a une nouvelle fois montré sa capacité à provoquer balle au pied. Abde donne l’impression de pouvoir faire la différence à chaque prise de balle, sans pour autant se montrer suffisamment nocif dans les derniers mètres. Dangereux dans l’intention, beaucoup moins dans les faits.
Ismael Saibari (4): Plus entreprenant que lors de la rencontre contre le Lesotho, il a cette fois tenté de provoquer et de se projeter vers le carré adverse. Le milieu offensif du Bayern Munich a encore une fois manqué de justesse dans ses prises de balle et n’est pas parvenu à avoir l’impact attendu dans l’animation offensive. Saibari boucle une trêve internationale qui n’aura clairement pas été la sienne.
Brahim Diaz (4,5): Entré pour apporter de la créativité et des solutions à l’attaque marocaine, il n’a pas réussi à changé la dynamique de la rencontre. Diaz a tenté de provoquer balle au pied, mais sans parvenir à créer un véritable danger. Une entrée sans valeur ajoutée.
Lire aussi : Mohamed Ouahbi après Maroc-Mali: «Ce sont ces matchs qui nous font progresser»
Soufiane Rahimi (4,5): Une entrée compliquée dans une attaque marocaine qui manquait déjà de solutions. Rahimi a eu beaucoup de mal à se connecter avec ses partenaires et à trouver des espaces pour imposé son jeu.
Zakaria El Ouahdi, Gessime Yassine et Tawfik Bentayeb: Entrés en jeu dans les dernières minutes de la rencontre, ils n’ont pas disposé de suffisamment de rythme ni de temps pour réellement peser sur le match et être notés.
Mohamed Ouahbi (4): Une animation offensive presque inexistante et aucune solution trouvée pour faire sauter le bloc malien. Son équipe a manqué de mouvement, de rythme et surtout d’idées, sans que ses changements ne parviennent à modifier le visage de la rencontre. L’entrée de Tawfik Bentayeb à la 90e minute résume à elle seule une gestion difficile à comprendre: lancé alors qu’il ne restait pratiquement plus de temps à jouer, l’attaquant n’a pas eu l’occasion de peser sur le match. Le plus préoccupant reste cette impression de déjà-vu, dix mois après le précédent Maroc-Mali lors de la CAN 2025. Même adversaire, scénario similaire et toujours aussi peu de solutions pour parvenir à le déstabiliser.
Abdessamad Ezzalzouli lors de l'amical face au Mali, le 4 octobre au Grand Stade de Tanger.
















