Mondial 2030: le Maroc et l’Afrique ont plus besoin de cette deuxième finale, selon les Burkinabè

Maquette du Grand stade Hassan II de Benslimane

VidéoAprès l’Afrique du Sud en 2010, le Maroc pourrait devenir le deuxième pays africain à accueillir une finale de Coupe du monde. À Ouagadougou, supporters et observateurs voient dans cette perspective un enjeu qui dépasse largement le football.

Le 06/10/2026 à 11h41

Pour les observateurs burkinabè, une deuxième finale de Coupe du monde sur le sol africain constituerait un nouveau symbole pour le football du continent. Après l’expérience sud-africaine de 2010, le Maroc dispose aujourd’hui d’une vitrine pour démontrer la capacité de l’Afrique à organiser l’un des plus grands rendez-vous sportifs de la planète.

«On doit se réjouir que le Maroc va encore porter l’Afrique au sein des concert des Nations. Le Maroc a prouvé qu’il mérite de figurer parmi les grandes nations, notamment sur le plan organisationnel. Je connais bien ce pays, ses infrastructures, la vie, les réalités socioculturelles et leur capacité à organiser les grands événements. Donc, dire que l’Afrique est capable d’organiser une finale de la Coupe du monde, la question ne mérite même pas d’être posée», estime Moussa Ramdé, directeur CS Média, et consultant sportif.

Pour d’autres, l’enjeu est aussi touristique et économique. Une finale au Maroc pourrait renforcer l’attractivité de la destination, stimuler l’hôtellerie, les transports, les services et créer des opportunités pour plusieurs secteurs de l’économie africaine.

«Au-delà du football, le Royaume chérifien vit également du tourisme. Si la finale de la Coupe du monde devait se jouer sur le territoire africain, ça va encore booster le tourisme et l’économie. Les visiteurs viendront nombreux et contribueront au développement de ce pays. Il y a un impact à gagner à ce niveau et je ne vois aucun pays refuser une main tendue dans ce sens», explique Amadou Sanfo, coach sportif au Rail club de Kadiogo.

Le Maroc qui construit actuellement le Stade Hassan II, le plus grand stade couvert du monde avec 115.000 places, fait partie du trio hôte du Mondial 2030, avec l’Espagne et le Portugal.

Pour beaucoup d’observateurs, il appartient aux pays africains, aux fédérations et à la Confédération africaine de Football (CAF) de parler d’une même voix, de défendre cette candidature et de porter l’idée d’une deuxième finale du Mondial en Afrique.

Il convient de préciser que pour l’heure, la FIFA ne s’est pas encore prononcée sur ce sujet.

Par Jean Paul Windpanga Ouédraogo (Ouagadougou, correspondance)
Le 06/10/2026 à 11h41