L’ombre de «CR7» était partout, dimanche soir à Porto, et même cette quatrième victoire en quatre journées, synonyme de qualification mathématique pour les quarts, n’a pu faire oublier l’absence de l’icône portugaise, incapable d’accepter son propre déclin, et son déclassement, à 41 ans.
Dès le coup de sifflet final, le sélectionneur Jorge Jesus a été assailli de questions: Ronaldo rejouera-t-il un jour sous le maillot de la Seleção? Aura-t-il le droit à des adieux à la hauteur de sa légende, comme son grand rival Lionel Messi s’apprête à recevoir avec l’Argentine?
«Cristiano? Pour la prochaine fenêtre internationale, il sera convoqué. S’il le souhaite, il reviendra parmi nous. Nous en reparlerons avant la prochaine liste, mais c’est à lui de décider», a-t-il répondu.
Toutes les options restent donc sur la table, et surtout entre les mains de l’ex-star du Real Madrid, meilleur réalisateur et joueur le plus capé de l’histoire du Portugal, avec 234 sélections et 146 buts marqués.
La qualification acquise dès cette première fenêtre, avec 12 points glanés en quatre rencontres, pourrait accorder un créneau à la Fédération portugaise pour offrir une meilleure sortie à son icône, mi-novembre, lors de la prochaine trêve internationale.
Ramos encore décisif
En attendant la suite de ce feuilleton qui tient tout un pays en haleine, la vie sans «CR7», qui avait remarquablement débuté face au Danemark (4-2), se poursuit presque comme si de rien n’était pour les hommes de Jorge Jesus, qui avait refusé de commenter la crise avec son ex-capitaine en avant-match.
Longtemps dans l’ombre du géant de Madère, l’ancien attaquant du Paris Saint-Germain Gonçalo Ramos, déjà buteur et passeur décisif lors du match précédent, a récidivé en donnant la victoire aux siens à quelques minutes du terme (79e, 2-1), après un superbe ballon lobé de son ex-coéquipier Vitinha remisé par Joao Felix.
Malgré une succession d’occasions portugaises, ce sont les coéquipiers d’Erling Haaland qui avaient ouvert le score sur un coup franc lointain de Martin Odegaard repris par le défenseur central Kristoffer Ajer d’une belle demi-volée (36e, 1-0).
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Mais les Vikings ont à peine eu le temps de célébrer ce bijou improbable du joueur de Brentford qu’ils ont été refroidis par un autre missile du latéral barcelonais Joao Cancelo, bien placé à la retombée d’une longue touche de Nuno Mendes (38e, 1-1).
L’ex-joueur de Manchester City a bien failli s’offrir un doublé en début de seconde période, mais sa nouvelle demi-volée surpuissante a cette fois été repoussée par le gardien de Brest Egil Selvik (54e), préféré au vétéran Orjan Nyland après son erreur grossière au match aller (défaite 2-1).
Les Norvégiens, qui se retrouvent derniers du groupe 4 avec seulement trois points, n’ont plus réussi à exister après la sortie d’Haaland, remplacé, à sa demande, par Jorgen Strand Larsen (67e), même après l’exclusion bête de Francisco Conceição (86e).
