Affaire Achraf Hakimi: le capitaine des Lions de l’Atlas demande un non-lieu

Achraf Hakimi. AFP or licensors

Achraf Hakimi conteste, ce vendredi 22 mai, devant la cour d’appel de Versailles, son renvoi en procès pour viol présumé dans une affaire remontant à février 2023. Le capitaine des Lions de l’Atlas, qui nie fermement les faits depuis le début de la procédure, demande un non-lieu, tandis que son avocate dénonce des incohérences dans les accusations portées contre lui.

Le 22/05/2026 à 09h29

Le capitaine des Lions de l’Atlas, Achraf Hakimi, conteste, ce vendredi 22 mai, devant la justice française, son renvoi en procès pour viol présumé sur une jeune femme en février 2023. C’est ce qu’a appris l’AFP de sources proches du dossier.

Lors de cette audience devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles, le latéral du Paris Saint-Germain devrait demander un non-lieu, selon la même source.

Si l’appel de Hakimi est rejeté et que les faits ne sont pas requalifiés en une autre infraction, il sera jugé par la cour criminelle départementale des Hauts-de-Seine, à une date ultérieure.

La jeune femme à l’origine des accusations affirme avoir rencontré Hakimi sur Instagram deux mois auparavant et avoir été victime d’une tentative de viol à son domicile.

Le juge d’instruction avait, dans un premier temps, mis en examen le défenseur marocain et l’avait placé sous contrôle judiciaire. Mais ce dernier avait immédiatement contesté les faits. Son avocate avait alors déclaré que son client était «la cible d’une tentative de chantage».

Achraf Hakimi s’était précédemment exprimé à ce sujet sur ses réseaux sociaux: «Aujourd’hui, une accusation de viol suffit à justifier un procès, alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse». Le joueur, qui affiche sa sérénité depuis le début de l’affaire, dit attendre «avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement».

Dans un communiqué, Maître Fanny Colin, avocate de l’international marocain, est revenu sur cette mise en procès et pointe, selon elle, des incohérences et des dissimulations dans l’attitude de la plaignante vis-à-vis des investigations: «Un procès est ordonné en présence d’une accusation qui repose sur la seule parole d’une femme qui a fait obstacle à toutes les investigations, qui a refusé tous les examens médicaux et recherches ADN, qui a refusé l’exploitation de son téléphone portable, qui a refusé de donner le nom d’un témoin clé».

L’avocate a expliqué qu’il s’agit «d’une femme dont deux expertises psychologiques successives ont révélé un manque de lucidité sur les faits qu’elle prétend dénoncer, ainsi que l’absence de tout symptôme post-traumatique».

Maître Colin a également évoqué des échanges de messages entre la plaignante et un tiers, des éléments susceptibles, selon elle, d’apporter un éclairage supplémentaire sur les intentions de la jeune femme à l’égard du joueur.

Me Fanny Colin a précisé que «qu’elle a tenté de dissimuler à l’autorité judiciaire plusieurs messages échangés avec l’une de ses amies projetant de “dépouiller” (sic) Monsieur Hakimi».

Par Oumeïma Er-rafay
Le 22/05/2026 à 09h29