Algérie: dix ans de prison ferme requis contre trois anciens présidents de la Fédération de football

Charaf-Eddine Amara, Djahid Zefizef et Kheïreddine Zetchi, anciens présidents de la FAF.

Charaf-Eddine Amara, Djahid Zefizef et Kheïreddine Zetchi, anciens présidents de la FAF.. Le360

Le procès de plusieurs anciens dirigeants de la Fédération algérienne de football (FAF) a connu un tournant majeur, jeudi 15 octobre. À l’issue d’une nouvelle journée d’audience au tribunal de Sidi M’Hamed, à Alger, le parquet a requis de lourdes peines de prison contre plusieurs anciens responsables de l’instance, dont trois ex-présidents. Poursuivis pour des faits liés à la gestion financière de la Fédération, ils risquent chacun jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

Le 16/10/2026 à 19h11

Dix-neuf anciens membres de la Fédération algérienne de football (FAF) sont poursuivis dans une affaire de présumées irrégularités financières au sein de l’instance. Après trois journées d’audience consacrées notamment à l’examen de contrats commerciaux, de dépenses et de décisions administratives, le ministère public a présenté ses réquisitions.

Selon les médias locaux, dix ans de prison ferme ont été requis contre trois anciens présidents de la FAF: Kheïreddine Zetchi, Djahid Zefizef et Charaf-Eddine Amara. La même peine a été requise contre deux anciens secrétaires généraux, tandis que le parquet a réclamé sept ans de prison contre un ancien manager des Fennecs et des peines allant de cinq à sept ans contre d’anciens membres du bureau fédéral.

Les anciens responsables de la FAF s’exposent également à de lourdes sanctions financières, avec des amendes réclamées à hauteur de 900 millions de dinars algériens (soit près de 65 millions de dirhams) au profit du Trésor public.

Ce procès intervient sur fond de critiques récurrentes concernant la gestion financière de la FAF sous les présidences concernées. Kheïreddine Zetchi a notamment été interrogé sur plusieurs contrats conclus durant son mandat, dont ceux signés avec un équipementier allemand et une agence de voyages tunisienne.

Pour sa défense, l’ancien président a affirmé qu’il ne pouvait être tenu seul responsable des décisions financières prises au sein de la Fédération, rappelant que l’instance emploie environ 120 personnes.

Les débats ont également porté sur les dépenses engagées durant la pandémie de Covid-19, la location d’un appartement ainsi que le salaire d’Amine Labdi, ancien manager de la sélection algérienne.

Par La Rédaction
Le 16/10/2026 à 19h11