Mondial 2026: le hooliganisme algérien s’invite à Times Square avant Algérie-Argentine

À des milliers de kilomètres d’Alger, des supporters algériens ont une nouvelle fois fait parler d’eux pour de mauvaises raisons en plein cœur de New York.

Bagarres à New York, tensions lors de la CAN 2026, incidents à Safi et au Caire... Les scènes de violence impliquant les supporters algériens se multiplient depuis plusieurs mois. Les affrontements survenus à Times Square, à la veille d’Algérie-Argentine, viennent raviver un débat devenu récurrent.

Le 16/06/2026 à 11h18

Alors que les cinq premiers jours de la Coupe du monde 2026 s’étaient déroulés dans une ambiance festive, sans incident majeur entre supporters, il a fallu l’entrée en lice de l’Algérie pour voir apparaître les premières scènes de hooliganisme. Lundi soir, à Times Square, au cœur de Manhattan, plusieurs altercations ont éclaté entre supporters algériens et argentins à la veille de la confrontation entre les deux sélections dans le groupe J.

Selon plusieurs vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux, des échanges verbaux entre les deux camps ont rapidement dégénéré. Bousculades, coups et mouvements de foule se sont succédé sous les yeux de nombreux touristes et passants présents sur la célèbre place new-yorkaise. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour éviter une escalade de la violence.

Ces images contrastent fortement avec l’atmosphère observée depuis le début du tournoi. À New York notamment, les rassemblements de supporters marocains, brésiliens, écossais ou haïtiens avaient jusque-là donné lieu à des scènes de fraternité, de chants et de célébration du football, sans le moindre incident notable.

Les événements de Times Square viennent s’ajouter à une série de débordements observés ces derniers mois autour du football algérien. Le premier épisode marquant remonte au quart de finale de la CAN 2026 perdu face au Nigeria (2-0). Après l’élimination des Fennecs, la tension était brutalement montée dans les tribunes du Grand stade de Marrakech. Refusant d’accepter le verdict du terrain, plusieurs supporters avaient tenté de forcer le passage vers la pelouse. Cris, bousculades et mouvements de foule avaient nécessité une intervention du dispositif de sécurité pour éviter une situation plus grave.

Quelques semaines plus tard, le 19 avril, la demi-finale retour de la Coupe de la CAF entre l’Olympique de Safi et l’USM Alger avait également été marquée par de graves incidents. Des supporters du club algérois avaient envahi la pelouse avant le coup d’envoi, multipliant provocations et jets de projectiles. Le match avait finalement été retardé d’une heure et vingt minutes, le temps de rétablir l’ordre.

Le scénario s’est répété lors de la finale retour de la même compétition disputée le 16 mai au Stade international du Caire entre l’USM Alger et le Zamalek. Au coup de sifflet final, plusieurs supporters algériens avaient quitté les tribunes pour envahir les abords de la pelouse, provoquant une importante agitation et de nouveaux mouvements de foule.

Cette fois encore, ce sont les mêmes images qui circulent: bousculades, affrontements, tensions avec les forces de l’ordre et scènes de chaos loin des terrains. De Times Square à la CAN 2026, en passant par les compétitions interclubs africaines, les supporters algériens semblent incapables de contenir leurs excès.

À force de se répéter, ces incidents ne peuvent plus être présentés comme de simples accidents isolés. Ils dessinent une tendance préoccupante qui nuit à l’image du football.

À New York, au lieu de célébrer la présence de leur sélection sur la plus grande scène du football mondial, les Algériens ont une nouvelle fois préféré la confrontation et la violence. Un choix regrettable qui finit par faire davantage parler du hooliganisme que des performances sportives et qui projette une image déplorable du supportérisme algérien bien au-delà des frontières du pays.

Par Anas Zabari
Le 16/06/2026 à 11h18