Algérie: l’ex-président de la FAF Djahid Zefizef placé en détention provisoire pour corruption

L’ex-président de la FAF Djahid Zefizef

Le juge d’instruction près du pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, a ordonné ce mardi le placement en détention provisoire de l’ancien président de la Fédération algérienne de football, Djahid Zefizef. Celui-ci est poursuivi pour des faits de corruption remontant à son passage à la tête de l’instance, ainsi qu’à une période où il occupait des fonctions au sein d’une entreprise publique spécialisée dans la viande.

Le 28/04/2026 à 19h23

Djahid Zefizef a présidé la Fédération algérienne de football entre juillet 2022 et juillet 2023, succédant à Charaf-Eddine Amara, avant d’annoncer sa démission le 16 juillet 2023, après son échec à intégrer le comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF).

Selon des médias locaux, la Fédération algérienne (FAF) a été secouée ces dernières années par une série d’affaires de corruption ayant conduit au placement en détention provisoire de plusieurs de ses anciens présidents, dont Kheireddine Zetchi, Charaf-Eddine Amara et Djahid Zefizef, comme l’avait rapporté précédemment le quotidien Echorouk.

D’après les médias locaux, Djahid Zefizef a été placé en détention provisoire dans le cadre d’une nouvelle affaire liée à sa gestion d’une entreprise publique de viande.

Le même rapport précise que les enquêteurs ont relevé des faits de corruption financière durant cette période. L’affaire concerne au total 60 personnes, entendues par la justice depuis lundi. Présentés devant le procureur de la République, les suspects ont ensuite été renvoyés devant le juge d’instruction, qui a ordonné l’incarcération de sept d’entre eux, tandis que l’enquête reste en cours.

Par ailleurs, la presse algérienne avait révélé que Zefizef est également impliqué dans des affaires de corruption liées à sa présidence de la FAF, aux côtés de ses prédécesseurs Kheireddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara, ainsi que d’autres responsables.

Les faits reprochés concernent la conclusion de contrats en violation des procédures internes de passation des marchés, dans le but d’accorder des avantages indus à des tiers, entraînant un détournement de fonds publics appartenant à la fédération et au Trésor.

Les mis en cause font l’objet de poursuites en vertu de la loi relative à la lutte contre la corruption et à sa prévention (01-06), notamment pour abus de fonction, dilapidation de deniers publics ou complicité, conclusion de contrats en infraction avec les dispositions légales et réglementaires, ainsi que blanchiment d’argent.

Enfin, l’enquête a établi que Zefizef et Amara n’ont pas signé eux-mêmes certains contrats incriminés, mais qu’ils sont poursuivis pour ne pas avoir résilié des contrats jugés suspects, conclus sous leur prédécesseur Kheireddine Zetchi, et pour ne pas avoir signalé ces opérations, restées en vigueur malgré leur caractère illégal et leur non-conformité aux normes internes.

Par La Rédaction
Le 28/04/2026 à 19h23