Finale du Mondial 2030: quand la ministre des Sports espagnole s’en mêle

Maroc, Espagne et Portugal, hôtes du Mondial 2030

La question du stade de la finale de la Coupe du monde 2030, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal, continue d’alimenter les débats en Espagne. Après les nombreuses prises de parole de la Fédération espagnole, c’est désormais au tour de Milagros Tolón, ministre des Sports, de s’exprimer sur le sujet.

Le 28/04/2026 à 15h58

Comme un sujet qui frôle l’obsession: à chaque évocation du Mondial 2030, la question de la finale s’impose comme un passage obligé en Espagne. Entre les nombreuses sorties du président de la fédération espagnole de football, Rafael Louzán, qui appelle à une finale organisée à Madrid, ou encore l’entraîneur de la Roja, Luis de la Fuente, qui plaide dans le même sens, la ministre de l’Éducation, de la Formation professionnelle et des Sports, Milagros Tolón, s’invite à son tour dans le débat.

La ministre a affirmé ce mardi 28 avril, au Sénat, que le gouvernement œuvre pour accueillir la finale: «Si cela ne tenait qu’au gouvernement, je dirais que, bien sûr, en Espagne. Nous allons travailler pour que (la finale) soit en Espagne».

Investie sans aucun doute, Tolón affirme que la Coupe du monde sera «une des grande opportunités qui s’offrent au sport espagnol», garantissant que des groupes de travail œuvrent déjà «sur des domaines clés tels que le cadre juridique, la sécurité, les sites, les infrastructures sportives, l’hébergement et les services pour les équipes, le sport, la mobilité, la technologie et les communications». Elle a ensuite assuré que l’Espagne et la FIFA sont en contact «constant».

Une sortie de plus dans un dossier déjà largement commenté. Le voisin ibérique pousse, à chaque prise de parole, pour une finale organisée à Madrid plutôt qu’à Casablanca, où le Stade Hassan II de Benslimane prend peu à peu forme, s’imposant comme un rival crédible face au Santiago Bernabéu Stadium ou au Camp Nou.

Une enceinte pressentie pour devenir le plus grand stade moderne jamais construit, avec une capacité estimée à 115.000 spectateurs, de quoi pousser l’Espagne à rester particulièrement attentive à la question de la finale.

Pourtant, c’est bien la FIFA qui tranchera sur le lieu de l’affiche ultime. Mais de l’autre côté de la Méditerranée, le discours reste le même, répété à l’envi. Rafael Louzán avait d’ailleurs récemment appelé publiquement le gouvernement à accélérer sur ce dossier, preuve que la bataille autour de la finale du Mondial 2030 est plus que jamais devenue une priorité.

Par Magda Soltani
Le 28/04/2026 à 15h58