Mondial 2026: le Maroc tient tête au Brésil et décroche un précieux nul

Les Lions de l’Atlas ont répondu présents pour leur premier grand rendez-vous du Mondial 2026.. AFP or licensors

VidéoLe premier grand choc de la Coupe du monde 2026 n’a pas désigné de vainqueur. Au terme d’une rencontre intense et disputée au MetLife Stadium du New Jersey, le Maroc et le Brésil se sont neutralisés (1-1), chacun affichant ses ambitions dans la course à la première place du groupe C.

Le 14/06/2026 à 00h05

Face à la Seleção, quintuple championne du monde, emmenée par l’un des plus grands entraîneurs de l’histoire du football, Carlo Ancelotti, ainsi que par deux attaquants parmi les plus redoutables de la planète, Vinicius Jr et Raphinha, les Lions de l’Atlas savaient qu’un défi de taille les attendait.

Au MetLife Stadium du New Jersey, à guichets fermés, l’ambiance était celle des grands rendez-vous. Des milliers de supporters marocains avaient fait le déplacement et, comme à leur habitude, ont donné de la voix tout au long de la rencontre, transformant les tribunes en une immense fête populaire.

Drapés de rouge et de vert, les fans des Lions, venus des quatre coins du monde, ont entonné en chœur l’hymne national, offrant un moment fort qui a marqué les spectateurs présents dans le stade comme les téléspectateurs. Une ferveur devenue presque une signature des sorties de la sélection marocaine.

Un choix cohérent de Mohamed Ouahbi

Pour ce choc de prestige, le sélectionneur national a misé sur un onze sans grande surprise. Mohamed Ouahbi a même choisi une formule relativement offensive, tout en se passant d’un véritable numéro 9.

En face, Carlo Ancelotti, dont le palmarès compte près de trente trophées majeurs, dont cinq Ligues des champions, a aligné la meilleure équipe possible malgré plusieurs absences de poids. De quoi constituer un secteur offensif particulièrement menaçant.

Début en fanfare et petit bijou de Saibari

Les coéquipiers d’Achraf Hakimi ont entamé la rencontre avec beaucoup de personnalité et de maîtrise, mettant rapidement la défense brésilienne sous pression. Dès la 6e minute, Neil El Aynaoui est tout près d’ouvrir le score, mais Gabriel sauve les siens in extremis.

Dans la foulée, plusieurs offensives marocaines, dont une frappe croisée d’Achraf Hakimi, font passer un frisson dans le camp brésilien. De leur côté, Raphinha et Vinicius Jr tentent de trouver la faille, mais se heurtent à une arrière-garde marocaine bien organisée, portée notamment par un Noussair Mazraoui très inspiré.

À la 21e minute, Ismael Saibari est parfaitement lancé en profondeur par Brahim Diaz. Le milieu offensif ajuste alors Alisson d’un superbe ballon piqué pour ouvrir le score. Signe encourageant, les Lions de l’Atlas ne se contentent pas de défendre leur avantage et continuent à se projeter vers l’avant avec ambition.

Le coup d’éclat de Vinicius

Alors que le Maroc semblait avoir pris l’ascendant sur son adversaire, les Brésiliens ont fait parler leur réalisme. Malgré les offensives répétées de Brahim Diaz, El Khannouss ou encore Hakimi, la Seleção est restée dans son match.

À la 32e minute, Vinicius Junior reçoit le ballon sur le côté gauche. Fidèle à son style, il élimine plusieurs défenseurs marocains avant de décocher une frappe imparable dans la lucarne de Yassine Bounou. Le gardien marocain ne peut qu’accompagner le ballon du regard.

Revigoré par cette égalisation, le Brésil gagne en confiance et se montre plus entreprenant dans les dernières minutes de la première période.

À la pause, les deux équipes regagnent les vestiaires sur un score de parité (1-1). Malgré cette égalisation brésilienne, les Lions de l’Atlas peuvent nourrir quelques regrets tant leur première période a été aboutie. Leur prestation, riche en intensité, en personnalité et en occasions, a en tout cas confirmé qu’ils avaient les moyens de rivaliser avec les meilleures sélections du monde.

Les Lions ne lâchent rien

Au retour des vestiaires, les Brésiliens ont pris l’initiative du jeu, poussant les Marocains à reculer et à défendre plus bas. En l’espace de quelques minutes, Carlo Ancelotti procède à quatre changements afin d’apporter du sang neuf à son équipe. Mohamed Ouahbi, lui, attend la 65e minute pour effectuer ses premiers ajustements, lançant Chemsdine Talbi et Samir El Mourabet à la place de Brahim Diaz et Azzedine Ounahi.

Durant une bonne partie de cette seconde période, les coéquipiers de Marquinhos ont davantage eu le ballon et tenté d’imposer leur rythme. Mais les Lions de l’Atlas ont refusé de subir passivement. Solides défensivement, ils ont continué à se projeter rapidement vers l’avant, se créant même plusieurs situations dangereuses en contre-attaque.

Malgré une évidente débauche d’énergie et une fraîcheur physique en baisse au fil des minutes, les Marocains ont continué à rivaliser avec la Seleção. Conscient de l’usure de certains de ses cadres, Mohamed Ouahbi a ensuite procédé à de nouveaux changements en faisant entrer Anass Salah-Eddine et Ayoube Amaimouni à la place de Noussair Mazraoui et Bilal El Khannouss.

Par la suite, c’est Saibari qui cède sa place à Soufiane Rahimi. Et, force est de reconnaitre que ces changements ont apporté un peu plus de fraicheur au team national, tant les joueurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes, se sont déployés avec une abnégation hors-pair.

Les Lions, avec une défense centrale remarquable ayant muselé les grands attaquants brésiliens, auraient même pu doubler la mise sur une belle frappe d’El Aynaoui.

Au final, la rencontre s’est achevée sur un match nul globalement mérité au regard de la physionomie du jeu. Pour ce premier grand choc du Mondial 2026, les deux sélections sont à féliciter, aussi bien pour la qualité de leur prestation que pour leur état d’esprit et leur fair-play tout au long de la rencontre.

Chapeau bas, Ouahbi

Le sélectionneur national a prouvé qu’il était l’homme de la situation. Les changements qu’il a effectués, en sortant des éléments majeurs tels que Noussair Mazraoui et Brahim Diaz, prouvent qu’il a une très bonne lecture du jeu.

En effet, les Lions se sont beaucoup dépensés en première mi-temps. Ils commençaient à s’essouffler. Ainsi, les ajustements du coach Ouahbi ont été pertinents. Il a osé, et sa vision du jeu renseigne sur ses compétences. Ce match inaugural du 23e Mondial lui vaut déjà des lauriers.

En attendant l’Écosse et Haïti

L’attention se tournera désormais vers l’autre rencontre du groupe C, qui opposera Haïti à l’Écosse dans la nuit de samedi à dimanche, à partir de 2h00 (heure marocaine). Un résultat qui pourrait déjà peser dans la course à la qualification pour les huitièmes de finale.

Pour leur deuxième sortie dans ce Mondial 2026, les Lions de l’Atlas affronteront l’Écosse le 19 juin à Boston, avant de retrouver Haïti le 24 juin à Atlanta. Aux mêmes dates, le Brésil sera opposé à Haïti puis à l’Écosse pour compléter la phase de groupes.

Par Abdelkader El-Aine
Le 14/06/2026 à 00h05