Après un début de saison prometteur, marqué par des résultats encourageants et une dynamique positive, le Wydad semblait avoir retrouvé un certain équilibre, plus de trois ans et demi après son dernier sacre, sous les commandes de Walid Regragui.
Mais après la CAN, ce même WAC n’a jamais réussi à retrouver son élan. Les contre-performances se sont enchaînées, jusqu’à cette élimination en quarts de finale de la Coupe de la CAF, venue confirmer un malaise plus profond. Une question revient avec insistance: que se passe-t-il vraiment au Wydad?
Après près de deux ans sous la présidence de Hicham Aït Menna, la gestion du club fait aujourd’hui l’objet de nombreuses critiques, notamment sur le plan sportif. Avec pas moins de vingt-trois recrues en une seule saison, dont quinze à l’intersaison et huit lors du mercato hivernal, ainsi que deux entraîneurs successifs, le WAC s’est transformé en véritable chantier. Résultat: aucune stabilité, ni dans les choix tactiques ni dans la composition d’équipe, et une incapacité persistante à dégager un onze type, une identité de jeu claire et, surtout, des résultats positifs.
La participation à la Coupe du monde des clubs a, elle aussi, tourné à l’échec à tous les niveaux. Les premiers signaux d’alerte étaient pourtant visibles. Au lieu de s’inscrire dans une logique de préparation structurée, la direction a multiplié les décisions à court terme, souvent sans réelle cohérence. Le recrutement est devenu ponctuel, parfois opportuniste, à l’image du passage furtif d’Omar El Soumah, utilisé à deux reprises seulement avant de disparaître des radars.
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Dans cette même logique, le club a également misé sur des profils expérimentés mais en fin de cycle, comme Nordin Amrabat, Wissam Ben Yedder ou encore Hakim Ziyech.
À la suite de la dernière sortie médiatique de Hicham Aït Menna, évoquant plusieurs aspects liés à la gestion, à la gouvernance et à la stratégie sportive, les adhérents du club ont dénoncé des «informations erronées» et engagé une procédure afin d’obtenir un audit financier complet de la situation actuelle du WAC.
Reste à savoir si ce passage à vide n’est qu’une zone de turbulence… ou le début d’un chantier bien plus profond.
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