Les principaux quotidiens sportifs et généralistes ibériques s’accordent à souligner que les Lions de l’Atlas ont non seulement dominé le Cameroun, mais ont surtout imposé une maîtrise tactique et technique rarement observée à ce stade de la compétition.
Le journal «Mundo Deportivo» estime «qu’il n’y a pas eu de match», notant que les Lions de l’Atlas se sont installés dans le camp adverse dès le coup d’envoi, étouffant les Lions Indomptables par une pression «asphyxiante» et un pressing constant sur le porteur du ballon.
Une lecture partagée par «Sport», qui relève que la sélection marocaine, poussée par un stade Prince Moulay Abdellah en ébullition, a parfaitement assumé son statut de favorite et d’hôte de la compétition, réduisant le Cameroun à un rôle de simple spectateur.
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«El País» consacre une large place à la performance de Brahim Díaz, mettant en avant le «courage» et la «virtuosité» du milieu de terrain, soulignant que la défense camerounaise n’a eu d’autre choix que de recourir à la faute pour tenter de contenir ses percées.
Selon la publication madrilène, Díaz a pris les commandes du jeu et déséquilibré la défense adverse, guidant le Maroc vers sa première demi-finale depuis 2004.
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De son côté, «Marca» insiste sur la portée historique de cette qualification. Outre son but décisif, Brahim Díaz entre, selon le quotidien, «dans la légende», rappelant qu’aucun joueur africain n’avait affiché un tel rendement offensif (5 buts en 5 matchs) dans une phase finale de la CAN depuis 1968.
Le journal «El Mundo» salue pour sa part «l’incroyable efficacité» de l’arrière-garde marocaine, rappelant que la défense marocaine n’a concédé qu’un seul but depuis le début du tournoi. Face au Cameroun, le gardien Yassine Bounou n’a pas eu à effectuer la moindre intervention pendant 90 minutes, preuve supplémentaire de la solidité défensive marocaine face à un adversaire quintuple champion d’Afrique.
Maroc-Cameroun au Complexe Moulay Abdellah à Rabat, lors des quarts de finale de la Can 2025, au Maroc. (09.01.2025)
Enfin, «El Periódico» estime que la victoire marocaine «se dessinait bien avant l’ouverture du score», tant la détermination et la qualité des joueurs de la sélection nationale apparaissaient supérieures. Le média catalan souligne que le Maroc, malgré l’absence de cadres comme Azzedine Ounahi, apparaît désormais comme un sérieux candidat au titre continental.









