CAN 2025: report du procès des 18 supporters sénégalais, la convocation de Motsepe rejetée

Des supporters sénégalais envahissant la pelouse du Stade Moulay Abdellah et attaquant les forces de l'ordre lors de la finale de la CAN 2025, dimanche 18 janvier 2026. (Photo: AFP)

La Cour d’appel de Rabat a ajourné, ce lundi 13 avril, le procès en appel de 18 supporters sénégalais condamnés pour les incidents de la finale de la CAN 2025, après le rejet d’une demande de la défense visant à auditionner le président de la CAF, Patrice Motsepe.

Le 13/04/2026 à 19h29

La Cour d’appel de Rabat a décidé, ce lundi 13 avril 2026, de reporter le procès en appel de 18 supporters sénégalais condamnés pour leur implication dans les violences survenues lors de la finale de la CAN 2025 au Maroc.

Lors de l’audience, la défense des prévenus a sollicité la comparution du président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, en qualité de témoin. Les avocats estiment que son audition pourrait apporter un éclairage sur le contexte organisationnel et sportif ayant entouré les incidents.

Le ministère public s’est opposé à cette demande, la jugeant «sans utilité» et considérant qu’elle n’apporterait aucun élément nouveau au dossier. La requête a ainsi été rejetée.

En l’absence d’évolution procédurale, la Cour a décidé de renvoyer l’affaire à une date ultérieure, non encore communiquée. Les 18 supporters restent en détention, où ils sont placés depuis janvier 2026.

Les faits remontent au 18 janvier 2026, au complexe sportif Moulay Abdellah de Rabat, lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations. Des incidents avaient éclaté en fin de match, après un penalty accordé à l’équipe nationale marocaine.

Plusieurs supporters avaient envahi la pelouse, lancé des projectiles et affronté les forces de l’ordre. Des agents de sécurité avaient été blessés et des dégâts matériels importants avaient été enregistrés.

Le tribunal de première instance de Rabat avait condamné, le 19 février, les 18 prévenus à des peines allant de trois mois à un an de prison ferme, assorties d’amendes.

De son côté, Patrice Motsepe a récemment réaffirmé le respect de la CAF pour l’indépendance de la justice marocaine. Le dirigeant a indiqué que son institution ne pouvait pas intervenir dans une procédure judiciaire en cours.

Par Mohamed Yassir
Le 13/04/2026 à 19h29