Scandale de la finale de la CAN: l’audience d’appel prévue ce mardi

Le sélectionneur du Sénégal, Pape Thiaw, ordonne à son équipe de quitter la pelouse après lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations face au Maroc, au stade Moulay Abdellah, le 18 janvier 2026.. 2026 DeFodi Images

C’est ce mardi 17 mars, à partir de 11h, que se tiendra au Caire (Égypte) l’audience d’appel concernant les événements survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025.

Le 16/03/2026 à 21h40

La Commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF), présidée par la juge nigériane Roli Harriman, se réunira ce mardi 17 mars pour plusieurs audiences, dont une consacrée aux événements survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations Maroc-2025.

L’audience débutera à 13h, heure du Caire (Égypte), soit 11h, heure de Rabat, selon des sources concordantes.

La Fédération royale marocaine de football (FRMF) avait déposé un appel après la publication des sanctions du Jury disciplinaire de la CAF. Celui-ci a été accepté par l’instance, qui a décidé de rouvrir et de réexaminer le dossier.

L’ensemble des parties impliquées seront donc à nouveau entendues ce mardi. Des éléments de preuve supplémentaires seront également présentés, ce qui pourrait conduire à une révision du premier verdict.

Le 29 janvier, la CAF avait annoncé des sanctions jugées clémentes à l’égard du Sénégal et sévères envers le Maroc, suscitant une vague d’incompréhension et de nombreuses interrogations.

La Confédération africaine avait en effet fait preuve de peu de fermeté sur le point le plus sensible: le refus de reprendre le jeu, pourtant au cœur du débat et explicitement encadré par les règlements de la compétition. Aucune mention claire d’un abandon n’avait été formulée, ni application directe des articles les plus sévères du règlement.

Le sélectionneur sénégalais, Pape Bouna Thiaw, qui avait incité ses joueurs à quitter la pelouse du Complexe Moulay Abdellah, a été suspendu pour cinq matchs officiels de la CAF, assortis d’une amende de 100.000 dollars. Les joueurs Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr ont, quant à eux, écopé chacun de deux matchs de suspension pour comportement antisportif envers l’arbitre.

La Fédération sénégalaise a également été condamnée à des amendes cumulées de 615.000 dollars, notamment pour le comportement de ses supporters et de son encadrement.

Côté marocain, Achraf Hakimi a été sanctionné de deux matchs de suspension, dont un avec sursis, pour comportement antisportif. Ismaël Saibari a, lui, été suspendu pour trois matchs et condamné à une amende de 100.000 dollars.

La FRMF s’est également vu infliger une série d’amendes: 200.000 dollars pour le comportement des ramasseurs de balles, 100.000 dollars pour l’intrusion de joueurs et de membres du staff dans la zone VAR, et 15.000 dollars pour l’usage de lasers par certains supporters.

Pour rappel, les Lions de la Teranga s’étaient retirés à la 90e+6 minute, sur instruction de leur sélectionneur Pape Thiaw, après que l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala eut sifflé un penalty en faveur du Maroc. Un penalty ensuite manqué par Brahim Diaz. Entre-temps, la rencontre avait connu près de 16 minutes de flottement.

Le Sénégal avait finalement remporté la CAN 2025 grâce à un but de Pape Gueye inscrit à la 94e minute.

La Commission d’appel se penchera également sur le dossier Al Ahly-AS FAR, après l’appel introduit par le club égyptien. Ce dernier a écopé de deux matchs à huis clos, dont un avec sursis, et d’une amende de 60.000 dollars après les incidents survenus lors de la rencontre face au club de Rabat (0-0), le 15 février au Stade international du Caire. Le club marocain, lui, devra s’acquitter d’une amende de 20.000 dollars.

Les deux formations s’étaient affrontées dans le cadre de la 6e et dernière journée de la phase de groupes de la Ligue des champions.

Une bagarre entre supporters avait d’abord éclaté en première mi-temps, marquée par des échanges de jets de bouteilles. Les joueurs et membres du staff de l’AS FAR avaient ensuite rencontré des difficultés pour regagner les vestiaires à la mi-temps, accueillis par une pluie de projectiles lancés depuis les tribunes. La fin de la rencontre avait également été mouvementée pour les Militaires, qui étaient restés longuement sur la pelouse avant de pouvoir quitter le terrain.

Par Oumeïma Er-rafay
Le 16/03/2026 à 21h40