Mondial 2026: Bouaddi, Doué, Endrick... ces dix talents de moins de 21 ans à surveiller de près

Désiré Doué, Ayyoub Bouaddi et Endrick.

Âgés de moins de 21 ans, pétris de talent, assurant souvent le show, ces dix joueurs seront, sans doute, attendus au tournant lors du Mondial 2026. S’ils s’imposent déjà comme certains des plus grands jeunes joueurs de la planète, le Mondial pourrait les propulser dans une nouvelle dimension.

Le 11/06/2026 à 14h11

Tous âgés de moins de 21 ans, ils découvriront la Coupe du monde en Amérique du Nord (du 11 juin au 19 juillet) cet été. D’Ayyoub Bouaddi à Endrick, en passant par Pau Cubarsí, plusieurs jeunes talents pourraient bien créer la sensation lors de ce tournoi.

Ayyoub Bouaddi (Maroc, 18 ans)

Doté d’une maturité impressionnante et d’un sens de l’anticipation rare pour son âge, Ayyoub Bouaddi, du haut de ses 18 ans, s’affirme comme un joueur intelligent, infatigable dans l’effort et véritable métronome au milieu de terrain.

Le milieu de terrain, qui aurait pu représenter la France après avoir longtemps porté les couleurs des sélections de jeunes tricolores, assure avoir choisi le Maroc avec le cœur. Et la scène mondiale ne devrait pas l’impressionner. Le très haut niveau, il le fréquente déjà depuis plusieurs mois.

Devenu un élément incontournable du LOSC avec 42 apparitions cette saison, Bouaddi a découvert la Ligue Europa, où Lille a atteint les huitièmes de finale, avant de terminer à une brillante troisième place en Ligue 1, synonyme de qualification pour la prochaine Ligue des champions. Une trajectoire ascendante qui ne semble faire que commencer.

Désiré Doué (France, 21 ans)

Déjà étincelant la saison dernière, Désiré Doué avait marqué les esprits lors de la finale de la Ligue des champions de l’UEFA face à l’Inter Milan, en inscrivant un doublé et en affichant toute son audace ainsi que sa force de caractère.

Le voilà désormais double champion d’Europe après une nouvelle prestation décisive face à Arsenal, l’une des équipes les plus solides défensivement du continent et championne d’Angleterre.

L’ailier français, qui a fêté ses 21 ans le 3 juin, s’apprête à disputer le premier grand tournoi international de sa carrière avec la France. Il évoluera au sein d’une constellation de talents offensifs composée notamment de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé et Michael Olise.

Auteur d’un doublé face à la Colombie (3-1) en mars dernier, Doué a également marqué des points précieux en sélection à l’approche de la grand-messe mondiale.

Nico Paz (Argentine, 21 ans)

Fils de l’ancien défenseur Pablo Paz, qui a disputé le Mondial 98 avec l’Argentine, Nico Paz a été formé à La Castilla du Real Madrid. Depuis 2024, il évolue à Côme, en Italie, où il s’épanouit sous la houlette de Cesc Fabregas.

Avant de se rendre en Amérique du Nord, le milieu offensif a signé une saison à 12 buts et 7 passes décisives, son club ayant fini à une belle 4e place.

Alors que Lionel Scaloni, sélectionneur argentin, est emmené à gérer le temps de jeu de Lionel Messi, 38 ans, pour une performance optimale, Paz pourrait bien en profiter.

Ce qui impressionne le plus avec Paz, c’est son activité assidue entre les lignes, sa qualité de passes, mais aussi ses folles accélérations à proximité de la surface. Un milieu qui rappelle les plus belles heures de l’Albiceleste.

Pau Cubarsi (Espagne, 19 ans)

À seulement 19 ans, Pau Cubarsi s’est durablement imposé dans le paysage footballistique espagnol. Le défenseur central du FC Barcelone s’est offert deux titres en Liga, après avoir éclaboussé les Jeux Olympiques, dont il est médaillé d’or, de son talent.

En mars 2024, à 17 ans seulement, il devenait le plus jeune défenseur de l’histoire à porter le maillot de la Roja, s’offrant le vieux record de Sergio Ramos (18 ans). Depuis, il cumule 11 apparitions et les éloges de Luis de la Fuente.

Outre ses qualités défensives qui font l’unanimité, Cubarsi, c’est aussi un sacré sang-froid et une technicité hors-pair. Preuve de sa précocité, il a déjà dépassé la barre des 100 matchs disputés avec le FC Barcelone.

Dans la lignée des illustres Gerard Piqué et Carles Puyol, Cubarsi pourrait changer de dimension cet été, car il est le symbole parfait de cette Roja courageuse et bourrée de talents. Il devrait être associé au plus expérimenté Aymeric Laporte.

Endrick (Brésil, 19 ans)

Qui aurait misé sur lui il y a quelques mois? Après son prêt réussi à l’Olympique Lyonnais (8 buts, 8 passes décisives) depuis son arrivée cet hiver, Endrick s’est invité dans la liste finale de Carlo Ancelotti.

Et c’est un survivant. Celui qui soufflera sa 20e bougie le 21 juillet avait manqué presque tous les rassemblements du Brésil en 2025 à cause de blessures et de son temps de jeu limité au Real Madrid.

Il était alors barré par la concurrence de Kylian Mbappé et Vinicius et s’était contenté d’une centaine de minutes lors de la première partie de saison. Depuis, Endrick a retrouvé sa meilleure forme à Lyon avec 21 apparitions et un bilan étincelant.

Dans un entretien exclusif accordé au 360Sport, le joueur décrivait sa joie infinie après sa sélection, vécue tel «un rêve, et la récompense de plusieurs années de travail et de sacrifices».

Endrick et le Brésil démarreront la Coupe du Monde face au Maroc, le 13 juin au MetLife Stadium du New Jersey.

Yan Diomandé (Côte d’Ivoire, 19 ans)

Déjà brillant dans le couloir gauche de la Côte d’Ivoire à la CAN Maroc-2025 malgré une élimination en quarts de finale face à l’Egypte (3-2), Diomandé a connu une saison accomplie à Leipzig avec 13 buts et 10 passes décisives

Ambidextre, ailier provocateur, coté d’une vitesse flamboyante et redoutable en un contre un, le natif d’Abidjan n’a pourtant découvert la sélection qu’à l’automne 2025, s’imposant rapidement chez les Éléphants.

Sa capacité à être dangereux sur les deux ailes font de lui un des jeunes joueurs les plus polyvalents et prometteurs du Mondial. Un véritable joyau.

S’il a raté le dernier rassemblement de la Côte d’Ivoire à cause d’une blessure à l’épaule, pas de souci à se faire, le joueur ayant retrouvé la forme depuis.

Diomandé a d’ailleurs animé le dernier mercato hivernal en date puisque le Paris Saint-Germain, Manchester City, mais aussi le Bayern Munich sont tous venus aux nouvelles pour lui.

Gilberto Mora (Mexique, 17 ans)

Peu connu, Gilberto Mora est pourtant considéré comme un des joueurs les plus prometteurs du Mexique, à seulement 17 ans. Même le Real Madrid le suivrait de près, tant il fait parler.

Milieu relayeur de formation, de petite taille (1m68), sa créativité, son activité incessante, sa perception du jeu et sa maîtrise même sous pression ont mené à sa comparaison avec des joueurs comme Andres Iniesta.

Mora symbolise cette jeunesse mexicaine qui apporte un vent nouveau, alors que le pays aura la lourde tâche de jouer à domicile. Lancé en première division mexicaine à 15 ans et 10 mois, il avait ensuite mené les U20 en quart de finale de la Coupe du Monde, l’automne dernier au Chili.

Quant à sa première apparition avec les A? Ce fut en quart de finale de la Gold Cup 2025, pas le temps de passe par la case des matchs amicaux. Il avait d’ailleurs servi Raúl Jiménez sur l’unique but de la demi-finale contre l’Honduras, remportant finalement la compétition face aux USA.

S’il joue cet été, il deviendra le plus jeune joueur de l’histoire du Mexique en Coupe du Monde.

Lennart Karl (Allemagne, 18 ans)

Régulièrement titularisé par Vincent Kompany au Bayern Munich, Karl a surtout été héroïque en Ligue des Champions, avec 4 buts inscrits et 2 passes décisives délivrées en 8 matchs disputés.

Il n’en fallait pas plus pour intriguer le sélectionneur allemand Julian Nagelsmann. Avec une première saison en pro bouclée par un titre de champion d’Allemagne acquis dès la 30e journée, le joueur est sans doute plein d’ambition à l’approche du Mondial.

Milieu offensif très mobile, excentré vers l’aile droite, il pourrait faire du bien à une Mannschaft qui se cherche depuis plusieurs années. Pourtant, son histoire avec la sélection est récente, puisqu’il a connu sa première sélection le 27 mars 2026 contre la Suisse, en amical. Pourtant, il pourrait bien être titulaire d’entrée.

En effet, Serge Gnabry, habitué de la Mannschaft, est forfait sur blessure, ce qui pourrait faire les affaires de Lennart Karl, qui se présente comme le remplaçant parfait.

Lamine Yamal (Espagne, 18 ans)

Que dire de lui et comment le présenter? Tempérament, fraîcheur, spontanéité, a-t-on seulement vu un joueur de cette qualité depuis la fin de l’ère CR7-Messi?

Lui sa légende est (presque) déjà établie avec une place de titulaire indiscutable avec le Barça comme à la Roja. Champion d’Europe en 2024 au lendemain de ses 17 ans, après un tournoi survolé (meilleur jeune joueur et meilleur passeur), il nourrit très certainement l’ambition d’offrir à l’Espagne une deuxième étoile après 2010.

Détonateur, dribbleur invétéré, sa qualité de passe et son leadership en font un des meilleurs joueurs de la planète, lui qui est déjà triple vainqueur de la Liga.

Et il cumule déjà les records: plus jeune buteur du FC Barcelone, de l’histoire de la Liga, de la sélection espagnole, de l’Euro…

Lui est différent des 9 autres joueurs de cette liste, car avant même d’avoir fêté ses 19 ans, il comptait 25 sélections avec l’Espagne et 150 matchs disputés avec le Barça. Si ce sera bien son premier mondial, l’objectif ne sera pas de réussir ses débuts uniquement, mais de remporter le titre et appuyer ses chances pour le Ballon d’Or 2026.

Arda Güler (Turquie, 21 ans)

Le milieu offensif au pied gauche fantastique du Real Madrid, désormais installé dans le paysage du football de haut niveau va découvrir le Mondial, à 21 ans.

Technique, redoutable sur coups de pieds arrêtés, doté d’une grande aisance pour les frappes lointaines, c’est sans doute un des meilleurs jeunes joueurs d’Europe. En témoigne son doublé contre le Bayern, en quart de finale de la Ligue des Champions.

Son potentiel n’est plus à prouver, certes, mais il cherche à franchir un cap avec la Turquie, qui rêve toujours de son épopée magique de 2002, lorsqu’elle a été médaillée de bronze.

Depuis, la Turquie n’arrivait plus à se qualifier pour la compétition. L’éclosion de joueurs comme Güler prouvent qu’il y a un vent de changement qui souffle sur Ay-Yıldızlılar, la sélection.

Meilleur espoir de la Ligue des Champions 2025-2026, il a tous les atouts pour signer une belle première en Amérique du Nord.

Par Oumeïma Er-rafay
Le 11/06/2026 à 14h11