Trois grands médias sportifs brésiliens ont passé au crible les Lions de l’Atlas, leur actualité et leur style de jeu à quelques heures du choc face à la Seleção, prévu ce samedi 13 juin à 23h (heure marocaine) au MetLife Stadium du New Jersey, dans le cadre de la première journée de la phase de groupes de la Coupe du monde 2026.
O Globo s’est particulièrement intéressé au sélectionneur national, Mohamed Ouahbi, nommé à la tête de la sélection il y a seulement trois mois. «Les treize mois passés par Carlo Ancelotti à la tête du Brésil représentent déjà une période relativement courte dans le football international. Imaginez arriver à une Coupe du monde avec un entraîneur en poste depuis seulement trois mois», souligne le quotidien.
Le média brésilien estime toutefois qu’Ouahbi alignera «une équipe courageuse face au Brésil» et met en avant des convictions forgées par «son expérience européenne» ainsi que par «sa connaissance approfondie du football marocain».
Concernant l’approche tactique des Lions de l’Atlas, O Globo s’attend à voir «un système basé sur la solidité défensive qui a marqué le parcours du Maroc en 2022», en référence aux performances réalisées face à la Croatie, la Belgique, l’Espagne et le Portugal lors de l’épopée qatarie.
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«Même si le Maroc a démontré ces dernières années une réelle efficacité dans les transitions rapides et verticales, la tendance actuelle semble être de privilégier davantage la possession du ballon dans un traditionnel 4-2-3-1», ajoute le journal, qui tente de décrypter les intentions du sélectionneur marocain.
Le changement de statut des coéquipiers d’Achraf Hakimi n’a pas non plus échappé à O Globo. «Le succès récent du projet marocain fait que le Maroc aborde cette Coupe du monde avec davantage d’ambition et, par conséquent, une pression plus importante pour obtenir des résultats tout en proposant un football de qualité», écrit le média.
De son côté, Lance! insiste également sur la nouvelle dimension prise par les Lions de l’Atlas avant cette confrontation face au Brésil.
«Le contexte est très différent de celui des précédentes éditions. Si le Maroc était auparavant perçu comme une équipe capable de gêner certains adversaires, il arrive désormais en Amérique du Nord comme l’une des forces montantes du football mondial. Septième au classement FIFA, il est considéré comme le principal concurrent du Brésil dans la course à la première place du groupe C, qui comprend également l’Écosse et Haïti», écrit le média.
Les Lions de l’Atlas occupent effectivement la 7e place du classement FIFA, à seulement 10,76 points de la Seleção, sixième. Il s’agit du meilleur classement de leur histoire.
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«Les récents succès expliquent le respect dont bénéficie aujourd’hui la sélection marocaine. Demi-finaliste de la Coupe du monde 2022 et première nation africaine à atteindre ce stade de la compétition, elle s’appuie désormais sur une génération de joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens», poursuit Lance!, qui souligne également l’excellent parcours des Lions lors des éliminatoires.
Le média estime par ailleurs que Mohamed Ouahbi cherche à faire évoluer l’identité de jeu de la sélection. «L’équipe qui a brillé en 2022 était reconnue pour sa rigueur défensive et ses contre-attaques. Aujourd’hui, la tendance est davantage orientée vers la possession et une implication offensive plus importante. Face au Brésil, le contexte devrait néanmoins imposer davantage de prudence. Les Marocains devraient s’appuyer sur l’une de leurs principales forces: leur capacité à exploiter les espaces et à accélérer les transitions.»
Lance! considère également Achraf Hakimi comme l’homme fort de la sélection marocaine, le décrivant comme «l’un des principaux leaders techniques et de vestiaire» de l’équipe, capable d’évoluer «presque comme un ailier sur le couloir droit».
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Enfin, UOL s’est davantage focalisé sur l’actualité de l’infirmerie marocaine, notamment les forfaits d’Abdessamad Ezzalzouli et de Nayef Aguerd, remplacés respectivement par Amine Sbaï et Marwane Saâdane.
«Le Maroc perd son meilleur dribbleur et la défense brésilienne peut s’en réjouir», titre le média.
«L’absence d’Abde Ezzalzouli est une très mauvaise nouvelle pour le Maroc, mais elle soulage quelque peu le Brésil. Le joueur du Betis représentait la principale menace dans les duels individuels, précisément dans une zone où la Seleção connaît certaines fragilités. Il évolue sur le côté gauche et aurait affronté le latéral droit brésilien, que ce soit Danilo, Ibáñez ou même Éderson, testé récemment à ce poste», souligne UOL.
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Le secteur du latéral droit demeure effectivement un sujet de préoccupation au sein de la sélection brésilienne. Depuis son arrivée, Carlo Ancelotti a multiplié les essais à ce poste et a récemment perdu Wesley, considéré comme le joueur répondant le mieux à ses attentes.
UOL rappelle enfin qu’«Abde, dont l’idole est Neymar, s’était révélé au FC Barcelone avant de devenir l’un des hommes forts du Betis aux côtés d’Antony», l’ailier brésilien qui n’a finalement pas été retenu par Carlo Ancelotti pour cette Coupe du monde.






