Au prochain tour mercredi, le défi sera immense face à l’Angleterre d’Harry Kane, toujours dans la capitale de la Géorgie.
Mais en attendant, les Congolais peuvent se féliciter d’écrire l’histoire à l’occasion de la seconde participation des Léopards à un Mondial, 52 ans après celui de 1974 quand le Zaïre avait été éliminé au premier tour. Un exploit dans le contexte de l’épidémie d’ébola en RDC? qui a contrarié leur préparation.
Pour décrocher ce billet rêvé par tout un pays, la RD Congo a tout renversé après l’ouverture du score ouzbèke en première mi-temps.
Plein de sang-froid malgré la pression, l’attaquant congolais Yoane Wissa a d’abord égalisé sur penalty (1-1, 68e), provoqué par une faute dans la surface du défenseur de Manchester City Abdukodir Khusanov. Fiston Mayele s’est ensuite arraché pour envoyer du bout du pied le ballon au-dessus du gardien ouzbek mal positionné (2-1, 78e).
Ce but synonyme de qualification, alors qu’il restait un gros quart d’heure à jouer, a été fêté par tout le banc congolais, qui a traversé tout le terrain pour célébrer au coin de corner.
Mais c’est sur le but troisième but, une frappe à vingt mètres du héros du soir, Yoane Wissa, que le stade a basculé dans la folie, les remplaçants congolais envahissant une nouvelle fois le terrain (3-1, 90+1).
Avec un point au compteur grâce à un retentissant match nul contre le Portugal (1-1), les joueurs de Sébastien Desabre savaient qu’ils avaient les cartes en main pour se qualifier: il suffisait pour cela de gagner contre les Ouzbeks.
Mais le match a très mal débuté.
Après une première frayeur à la première minute (but refusé pour hors-jeu), le gardien remplaçant du Havre Lionel Mpasi aurait pu s’en vouloir longtemps: sur une subtile combinaison, le capitaine ouzbek Eldor Shomurodov lobait le portier congolais sorti de façon hasardeuse (1-0, 10e).
Mais ce n’est pas ce que la RDC retiendra.
Au coup de sifflet final, les Congolais ont fêté la qualification comme un titre dans le rond central avant d’aller danser devant leur public, présent en grand nombre malgré des restrictions imposées aux voyageurs en provenance de RDC du fait de l’épidémie d’ébola.
« On peut faire continuer le rêve et l’histoire à tous les Congolais », espérait vendredi le sélectionneur Sébastien Desabre.
A l’inverse, les Ouzbeks, dirigés par l’ancien Ballon d’Or Fabio Cannavaro, n’auront pas remporté le moindre point lors de leur premier Mondial.
