Les supporters sénégalais présents au MetLife Stadium, dans le New Jersey (États-Unis), après la défaite face à la Norvège (3-2) dans la nuit de lundi à mardi, peinaient à cacher leur émotion et leur consternation.
Interrogés sur les raisons de ce début de Mondial 2026 catastrophique, marqué par deux défaites en autant de matchs, beaucoup désignent le sélectionneur Pape Thiaw comme principal responsable.
«C’est l’entraîneur. Arrêtez de vous moquer de nous. La Coupe du monde, c’est le très haut niveau», lance un premier supporter, visiblement ému.
«Il y a tellement de joueurs de qualité. Nous avons le talent et les moyens de faire mieux. Pourquoi les changements interviennent-ils aussi tard? Dans les autres équipes, on ajuste dès la mi-temps. Malgré tout, nous restons derrière les Lions», confie une supportrice. Les premiers changements sénégalais sont intervenus à la 54e minute alors que les vice-champions d’Afrique étaient déjà menés 2-1.
«L’entraîneur est responsable. Il y a de jeunes joueurs en forme et pourtant il a reconduit le même onze de départ que face à la France. Résultat: deux matchs, deux défaites. On peut donc légitimement lui demander des comptes», estime un autre supporter dépité.
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«Les responsabilités sont partagées entre le coach et les joueurs. Les changements n’ont pas été effectués au bon moment», nuance une supportrice.
Le Sénégal avait déjà entamé sa campagne mondiale par une lourde défaite contre la France (3-1), avec une défense souvent mise en difficulté par les accélérations de Kylian Mbappé, Michael Olise et Bradley Barcola.
«Le coach n’a pas aligné les bons joueurs. Certains jeunes sur le banc avaient l’envie et l’énergie nécessaires pour faire la différence. Les titulaires ont beaucoup apporté au Sénégal, mais certains semblent arriver au bout d’un cycle. Le sélectionneur doit revoir ses choix», estime un autre supporter.
«Les changements auraient dû être effectués bien plus tôt. Kalidou Koulibaly, notamment, a semblé souffrir physiquement. Les entrants ont apporté de la fraîcheur, mais c’était trop tard. Le coach porte une part de responsabilité, mais l’environnement autour de l’équipe aussi. La préparation n’a pas été idéale. Le sélectionneur n’a toujours pas perçu son salaire, les problèmes internes ont forcément eu un impact. Nous ne sommes pas concentrés à 100%», analyse un supporter installé aux États-Unis.
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Un journaliste sénégalais a récemment révélé plusieurs dysfonctionnements au sein de la délégation: un sélectionneur toujours en attente de salaire, des primes de joueurs non versées, une qualité de restauration jugée insuffisante obligeant certains joueurs à commander leurs repas, ainsi que la présence de proches de dirigeants de la Fédération sénégalaise de football aux frais de l’instance. Un climat tendu qui, selon plusieurs observateurs, pourrait également expliquer les difficultés rencontrées sur le terrain.
Pape Thiaw, sélectionneur du Sénégal. AFP
«Le coach doit avoir une meilleure lecture du jeu et prendre ses responsabilités lorsque certains joueurs ne sont pas dans leur meilleur jour. Au final, c’est lui qui décide», conclut un dernier supporter, profondément affecté par la situation de la sélection.
Le Sénégal devra impérativement battre l’Irak, le vendredi 26 juin à 20h (heure marocaine), au BMO Field de Toronto (Canada), pour conserver un espoir de qualification parmi les huit meilleurs troisièmes appelés à disputer les seizièmes de finale.








