Le FC Barcelone est depuis toujours l’un des clubs les plus observés dans le monde et les plus critiqués aussi. Les Catalans sont scrutés dernièrement par les Français, parce que le PSG les retrouvera en Champion’s League la semaine prochaine.
Le portail internet de l’hebdomadaire France Football, s’est intéressé à la formation barcelonaise pour répondre à la question qui taraude tous les esprits: le Barça 2016-17 est-il vraiment moins fort que lors des saisons précédentes ?
Dans un premier temps, le journaliste précise qu’il y a eu une légère baisse de régime avec 5 victoires, 2 nuls, 1 défaite en janvier, toutes compétitions confondues. En 2016, à la même période il y a eu 8 victoires, 1 nul alors qu'en 2015 c’était 8 victoires et, enfin, en 2014 les coéquipiers de Messi ont cumulé 6 victoires et 2 nuls. En termes d’efficacité devant les buts, les Catalans ont inscrit 23 buts en janvier. Ils ont ainsi la meilleure attaque en Europe des 5 grands Championnats sur la période. «Si l'on analyse la situation de manière cartésienne, ce qui compte c'est le classement à la dernière journée et non celui que l'on imagine avec d'hypothétiques calculs des mois auparavant», argumente le journaliste.
L’année dernière, les Blaugranas avaient 12 points d’avance sur le Real Madrid avant que Zidane et ses poulains ne les rattrapent à la fin. Le Barça a fini champion, mais avec un seul point d’avance. Le trio d’attaque, MSN, a marqué 70% des réalisations du Barça, même si Neymar manque de réalisme ces dernières semaines. «Il est néanmoins resté 16 matchs sans tromper le gardien adverse, soit la plus longue période de disette de toute sa carrière», rappelle le journaliste. Le joueur a tout de même fait trembler les filets à 3 reprises en janvier, dont deux sur penalty. «Reste que, si Neymar cristallise tous les maux de son équipe de par son statut de star, c'est tout le collectif qui est à la peine dans le jeu», admet le site internet.
Le Barça a laissé filer 18 points en 21 journées cette saison. Le problème majeur, c’est que le système de jeu du groupe de Luis Enrique est devenu prévisible, et la possession du ballon n’est plus aussi efficace qu’avant. Les couloirs latéraux ne sont plus aussi influents, et défensivement c’est très flou. «Désormais, cette équipe ressemble davantage à un assemblage d'individualités, aussi talentueuses soient-elles, qu'à un collectif qui pratique un football léché. Et Luis Enrique n'y est pas étranger», conclut le journaliste.
