Le Comité exécutif de la CAF et son président, Patrice Motsepe, ont tenu une conférence de presse ce dimanche au Caire, pour évoquer plusieurs points majeurs.
Parmi eux, des réformes d’arbitrage, la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal mais également les dernières décisions de la FSF de faire appel au TAS, après que ces derniers aient été déchus du titre par le jury d’appel de la Confédération africaine.
En prélude, Patrice Motsepe commence d’abord par la finale: «le football est un sport très émotionnel. Ce qui s’est passé lors de la finale au Maroc entre le Sénégal et le Maroc est, légitimement, une question importante pour nous, que nous devons continuer à examiner et à laquelle nous devons apporter des réponses. Ce que nous soulignons, c’est que l’affaire est désormais entre les mains du TAS, qui est la plus haute instance décisionnelle du football mondial. Nous respecterons et appliquerons toute décision qui sera prise par le TAS.»
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La FSF avait, cette semaine, fait un recours auprès du Tribunal arbitral du sport, confirmé par ce dernier, contestant vivement la décision du jury d’appel, sacrant finalement le Maroc, au détriment du Sénégal.
Patrice Motsepe, lors de sa prise de parole, a tenu à rappeler l’importance du Royaume dans le développement du football africain:
«Nous lançons des appels d’offres: toute association membre souhaitant organiser une compétition peut soumettre une candidature. Mais pour certaines compétitions parmi les plus difficiles et les moins rentables, comme le futsal ou la CAN féminine, je sais que nous y perdons de l’argent, nous n’en gagnons pas suffisamment. Et parmi les propositions que nous recevons pour accueillir ces compétitions, le Maroc est parfois le seul à se porter candidat. Je tiens à souligner que nous devons donner à toutes les zones l’opportunité d’accueillir des compétitions, mais je dois aussi m’assurer que les compétitions africaines continuent d’exister. Et dans certains cas, souvent, le seul pays qui répond présent, c’est le Maroc.»
Ensuite, dans l’optique d’apaiser les tensions entre les deux pays, Motsepe a annoncé se rendre «au Sénégal prochainement pour rencontrer les dirigeants du football ainsi que les autorités. Mon message est simple, et je le transmettrai également au Maroc ainsi qu’aux 54 pays africains: nous sommes profondément engagés à travailler ensemble, à coopérer et à vous aider à développer le football. Je rappellerai notre engagement et notre attachement au Sénégal», assurant que la CAF «respecte pleinement leur décision de faire appel» et que «chaque pays a le devoir de défendre les intérêts de son football. Nous sommes à vos côtés, nous vous soutenons, nous sommes tous africains».
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Pour le Maroc, Motsepe annonce aussi y faire une visite: «j’irai là-bas aussi, et le message sera le même. En tant que Confédération et en tant que président, nous devons travailler ensemble au développement du football au Maroc, avec un engagement profond de la CAF. Nous voulons également exprimer notre attachement au peuple marocain et notre volonté d’accompagner la croissance du football dans le pays.»
Dans son discours d’apaisement, le président de la CAF se dit attristé des tensions, et prend comme exemple la Coupe d’Afrique des Nations 2025: «de nombreux Sénégalais vivent au Maroc. Nous ne permettrons pas que le football divise nos peuples, ni qu’il crée des tensions. Au contraire, cela doit les rapprocher. La CAF est pleinement déterminée à préserver et à renforcer cette relation historique entre les peuples du Sénégal et du Maroc.»
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Motsepe a ensuite mentionné le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), Fouzi Lekjaa, qui lui a fait part «ce matin, des retours concernant les discussions et les réunions qui ont eu lieu quelques jours après la CAN au Maroc, entre les autorités politiques du Maroc et du Sénégal. Le message était clair: les questions liées au football seront réglées dans les cadres institutionnels appropriés, mais nous continuerons à travailler ensemble et à renforcer la coopération entre les deux pays.»
AFP









