Formateur de nombreuses internationales marocaines, Adil Faras a livré son analyse sur l’évolution du football féminin national lors d’un entretien exclusif accordé à Le360 Sport. Le superviseur technique du Sporting Casablanca est notamment revenu sur les performances des Lionnes de l’Atlas à la CAN féminine 2026, les défis qui attendent la sélection de Jorge Vilda dans la suite de la compétition, ainsi que sur le rôle déterminant de la formation dans l’émergence des talents marocains.
Évoquant le parcours des Lionnes de l’Atlas durant la phase de groupes, Adil Faras a dressé un bilan globalement positif. Le technicien s’est félicité de la première place du Maroc dans le groupe A avec sept points et du fait que la sélection n’ait encaissé aucun but.
Il estime toutefois que le plus difficile reste à venir et dit attendre «une équipe avec une forte personnalité, aussi bien dans l’organisation défensive que dans la construction du jeu et l’animation offensive», convaincu que les matchs à élimination directe permettront de mesurer le véritable niveau des protégées de Jorge Vilda.
Passé par plusieurs clubs du Royaume, où il a participé à la formation de nombreuses joueuses, le technicien est également revenu sur les débuts de Ghizlane Chebbak: «les performances de Ghizlane Chebbak ne sont pas arrivées par hasard», a-t-il assuré, rappelant que la capitaine des Lionnes de l’Atlas a effectué ses premiers pas «avec les garçons, à une époque où le football féminin n’existait pratiquement pas».
Il a également évoqué les parcours d’autres internationales passées sous sa direction, à l’image de l’attaquante Ibtissam Jraidi, de la défenseure Nouhaila Benzina, de la latérale Zineb Redouani ou encore de la milieu de terrain Najat Badri.
Le technicien a également souligné la montée en puissance de cette CAN féminine, organisée pour la première fois avec un format élargi à 16 équipes, contre 12 auparavant, ce qui a considérablement relevé le niveau de la compétition.
«Les quarts de finale seront un véritable test pour le Maroc», a-t-il estimé en évoquant le prochain duel face à l’Afrique du Sud, championne d’Afrique en 2022, une affiche qu’il considère comme une occasion pour les Lionnes de confirmer leur progression et surtout une revanche.
Enfin, le superviseur technique du Sporting Casablanca a insisté sur la nécessité de préparer l’avenir. Selon lui, les performances actuelles des Lionnes de l’Atlas ne pourront s’inscrire dans la durée qu’à travers un travail de fond sur la formation.
Il appelle ainsi à renforcer les catégories de jeunes, à mieux accompagner les entraîneurs et les formateurs marocains et à préparer dès aujourd’hui la relève des internationales actuelles.
Pour rappel, les Lionnes de l’Atlas ont terminé en tête du groupe A avec un total de sept points, grâce à deux victoires et un match nul. Les joueuses de Jorge Vilda affronteront l’Afrique du Sud en quart de finale, ce samedi même. En cas de qualification pour le dernier carré, elles assureront leur participation à la Coupe du Monde féminine 2027, prévue au Brésil.
